Vous en avez sûrement entendu parler, de nombreux professionnels ou vidéastes reconnus ont abandonné leurs anciens outils de travail pour ce software, il s’agit bel et bien de Davinci Resolve, un logiciel de montage non-linéaire développé par Blackmagic Design, disponible sous Windows, MacOS et Linux. Dans cet article, nous tâcherons de comprendre ce qui fait de lui un des meilleurs logiciels de montage du marché.

Une version gratuite complète, une version Studio comblée

Un logiciel gratuit dédié au grand public
Une version Studio adaptée aux professionnels

Si ce logiciel plaît autant, c’est principalement parce qu’il a une version gratuite très complète, sans durée d’utilisation limitée, qui peut convenir à n’importe quel utilisateur, même professionnel. La version studio, elle, est adressée à l’équipe de montage désireuse d’un rendu cinématographique. En effet cette dernière permet entre autres la création d’un projet collaboratif : la possibilité de travailler sur le même projet, au même moment pour les membres d’une équipe de montage. Il est soit-dit en passant le seul logiciel de post-production du marché à proposer cette option. Et c’est loin d’être le seul changement entre les deux versions, après l’achat, le logiciel propose également la prise en charge du HDR, la réalisation de rendus 3D complexes, un filtre de désentrelacement et la liste est longue… Si vous vous attendiez à un prix exorbitant vous allez être surpris puisqu’elle est proposée à 269 euros en une seule fois, non, ce n’est pas une licence cloud.

6 interfaces en une seule chez Davinci Resolve

L’attractivité du logiciel trouve également pour raison sa capacité à rassembler plusieurs interfaces au sein d’un même logiciel, avec 6 interfaces depuis la version 16.

  • Média : Pour gérer des images, clips et sons que l’utilisateur souhaite importer.
  • Cuts : Pour permettre à l’utilisateur d’effectuer des modifications simples mais élaborées sur des clips en général plus courts, dans cette interface, la rapidité de modification est privilégiée.
  • Montage : Pour un montage plus poussé mais sans rendu 3D.
  • Fusion : Pour ajouter du motion design et des effets spéciaux.
  • Étalonnage :  Pour modifier la coloration de ses clips.
  • Fairlight : Pour gérer l’audio du projet.
  • Exportation :  Pour exporter ses clips dans les bons codecs, ou directement sur des plateformes comme YouTube, Viméo…

Ce qui est appréciable, c’est le gain de temps à comparer avec la suite Adobe, qui nécessite l’emploi de cinq logiciels différents (Bridge, After Effect, Première Pro, Audition, Media Encoder…) pour un rendu similaire.

Une organisation nodale

Les nodes dans le module Fusion

Au premier abord, vous risquez d’être surpris quant au fonctionnement du système de « nodes », qui permettent de rajouter à votre production des réglages de façon non-destructive selon lequel opère Davinci Resolve, différent des calques propres à After Effects, mais qui, au bout de quelques tutoriels visualisés, vous semblera redoutablement plus efficace. Grâce à ce système il est beaucoup plus facile de visualiser la composition en entier et d’appliquer des changements rapides aux éléments en question. La structure nodale est en fait bien plus limpide que les organisations par filtres.

Un logiciel de montage cependant très gourmand

Si l’on peut déplorer un gros point négatif, c’est bien une consommation de ressources très importante de la part de Davinci Resolve : selon le site motionarray.com , pour monter des clips en 1080p full HD, la RAM requise minimale est de 16GB, alors qu’After Effects, lui, s’en tient à sa promesse de 8GB. Un minimum de 4 coeurs pour le CPU, et 4GB de RAM pour la carte graphique sont aussi à prendre en compte pour une utilisation un minimum stable, ce qui contraste avec l’idée même de la version gratuite, vantée comme adaptée à tous les utilisateurs.

Davinci Resolve, ça vaut le coup ?

Si votre machine peut se le permettre, essayer Davinci Resolve est extrêmement recommandable en vue de sa gratuité, et de ses performances, vous vous ferrez ainsi votre propre idée du système nodal qu’il adopte dans plusieurs de ses interfaces. Ne craignez pas d’être stoppé dans votre créativité, la version Studio est intéressante si on veut exploiter des effets spécifiques ou des fonctionnalités réservées au monde du cinéma, mais la version de base (anciennement appelée lite) comporte déjà tout ce qui est nécessaire pour la réalisation d’un montage qualitatif.