OKeSHOP.IO : l’appli pour trouver les bons plans autour de vous !

L’arrivée des centres commerciaux n’a pas aidé les petits commerçants dans les centres-villes, alors qu’on y trouve pourtant plein de bons plans ! Un problème résolu grâce à l’application OKeSHOP.IO, qui permet de participer à la dynamisation des centres-villes et des commerces de proximité en regroupant des bons plans, des promotions et des actualités autour de vous.

Trouvant le concept du service très intéressant, j’ai contacté l’équipe qui travaille sur cette application afin de réaliser une interview. J’ai donc posé mes questions à Laurent Méry. L’interview a été réalisée le 29 juin 2017.

Laurent Méry bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et préciser quelle place vous occupez au sein d’OKeSHOP.IO ?

Je suis le fondateur d’OKeSHOP.IO, qui est avant tout un projet financé par ADSLOGIQUE, dont je suis le gérant. C’est une application que nous avons imaginé avec notre équipe il bientôt y a un an de ça. A l’époque nous travaillions sur une application qui avait des fonctionnalités basées sur la géolocalisation et qui permettait entre autre de faire des échanges de cartes de visite dématérialisées et interactives.

A cette époque à l’issue d’une séance de shopping en centre-ville, je me suis arrêté à la terrasse d’un café pour faire des recherches avec mon smartphone sur plusieurs commerces alentours. Là je me suis rendu compte qu’il y avait très peu de commerçants qui communiquaient sur leurs produits, qui plus est, il était très difficile de les identifier par proximité ! Donc avec mon équipe, nous sommes partis sur l’hypothèse qu’il n’y avait pour l’instant aucune application qui permettait facilement aux commerçants de diffuser des informations commerciales. Ainsi nous avons décidé de travailler sur ce projet.

OKeSHOP.iO est donc un site et une application qui permet aux commerces indépendants de communiquer auprès des utilisateurs qui peuvent voir de manière très simple en se baladant dans les rues les annonces des commerçants qui les entourent.

C’est le concept de l’application et c’est comme ça que vous l’avez trouvé

C’est comme ça qu’on en a eu l’idée.

Ensuite (ça ne se fait pas en un claquement de doigts, c’est évident), nous avons commencé par une étude de marché pour savoir ce qui existait à ce niveau-là, quelles étaient les problématiques que pouvaient rencontrer les commerçants, indépendants essentiellement puisque c’est à partir de cette cible que nous avons senti qu’il y avait un besoin, étant donné que les grandes enseignes ont déjà des budgets communication conséquents. Niveau communication, pour la plupart des grandes enseignes le travail n’est pas à faire. Mais nous ne fermons pas la porte, déjà dans nos clients nous avons des petites franchises avec qui nous avons la possibilité de faire de la communication. Donc oui c’est le concept !

Pourquoi avoir choisit ce nom ?

OKeSHOP.IO, pourquoi avoir choisi ce nom ? Cela part d’un des projets sur lesquels je travaillais avant qui s’appelait OKvCARD, un système d’échange de cartes de visite avec recherche de proximité. J’avais donc déposé le logo « OK », qui en fin de compte représente un petit bonhomme lorsqu’on le tourne à 90° et je l’ai déposé à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Lorsque nous avons pivoté afin de changer le concept de l’application pour devenir OKeSHOP.IO (le modèle économique de l’appli OKvCARD n’étant pas viable), nous nous sommes retrouvés avec ce logo et nous l’avons mis à notre sauce, tout simplement ! Ensuite nous y avons joint le mot « SHOP », e-shop pour la connotation au commerce électronique, et  c’est devenu OKeSHOP tout simplement, voilà comment c’est parti.

Combien de personne travaillent actuellement sur le projet ?

Actuellement sur le projet, il y a France qui est responsable de la communication salariée d’ADSLOGIQUE à 100% sur le projet OKeSHOP.iO et Hugo qui est développeur qui travaillait déjà avec moi et maintenant, lui aussi est affecté à 100% sur le projet OKeSHOP.iO. Moi j’y travaille mais ce n’est pas mon activité première, mon activité principale est de proposer du développement logiciel, du conseil et de la gestion de projets pour des entreprises qui sont essentiellement en région parisienne et cela me prend pas mal de temps, c’est pour ça que mes recrues sont à fond sur ce projet. De plus, il y a encore une semaine de ça, il y avait deux étudiants stagiaires Iris et Nicolas, respectivement en filière M1 et M2 commerce, pour continuer et développer la partie commerciale car c’est un travail excessivement chronophage : il faut aller voir les commerçants les uns après les autres, leur expliquer le concept, le pourquoi du comment et faire en sorte qu’ils s’approprient l’application.

C’est beaucoup de travail, donc pendant deux mois et demi, ils ont œuvré au développement commercial de l’appli.  D’ailleurs il est prévu que je les réembauche ensuite mais en tant qu’auto-entrepreneurs pour poursuivre cette action commerciale et cette continuité dans la communication qui est faite auprès des commerçants. Car nous nous sommes rendus compte qu’une très grosse partie du travail c’est du relationnel. En effet l’application OKeSHOP.iO est la partie visible de notre travail, la finalité de notre action est d’accompagner nos clients dans ce virage numérique que nous essayons de leur faire prendre.

Pour le moment, l’application fonctionne uniquement sur Angers, y-a-t-il un projet d’élargir ce dernier ?

Tout à fait. Angers est notre ville test donc nous avons tout misé sur Angers, voire même Angers plein centre tout simplement car ici (dans les locaux du J) nous sommes au cœur d’Angers, pour nous logistiquement c’est plus simple pour aller au-devant des commerçants. De plus un bon « thermomètre », ça nous permet de voir tout de suite comment réagissent ces derniers. Lorsque nous avons lancé la première maquette en décembre, nous nous sommes vite rendu compte qu’effectivement les commerçants étaient intéressés. Maintenant nous nous focalisons sur les utilisateurs de notre appli (les clients potentiels de nos clients), et nous allons, d’ici la rentrée prochaine, aller voir les étudiants. Ensuite nous allons élargir le parc des commerçants en sortant du centre-ville et, si ça fonctionne, évidemment l’idée est de pouvoir faire un « copier-coller » de notre concept sur Cholet, sur Nantes, partout là où il y a des centres commerciaux et des indépendants qui ont besoin de communiquer. D’ailleurs nous avons des clients qui sont déjà à une vingtaine de kilomètres d’ici que nous n’avons pas contactés directement, qui nous ont découverts sur les réseaux sociaux (travail de fourmis qu’effectue France), qui ont pu créer leur compte et commencer à utiliser l’application sur laquelle ils communiquent régulièrement.

Donc votre volonté est de redynamiser les centres-villes ?

Redynamiser les centres-villes, c’est un peu prétentieux, mais c’est de dynamiser les commerces indépendants, à savoir que nous voyons le taux de vacance commerciale qui n’arrête pas d’augmenter encore qu’Angers reste une ville moyenne assez attractive. Mais il suffit de se balader pour voir qu’effectivement il y a un turn over des petits commerces. Je ne dis pas que l’application est là pour endiguer ce problème de vacance mais nous pensons qu’effectivement les utilisateurs ayant changé de façon de faire leur shopping, il parait impensable d’aller acheter quelque chose dans un magasin réel sans être passé avant par Internet pour aller voir le produit, comparer ou se renseigner à propos du commerce dans lequel on peut le trouver. Or au niveau des commerces indépendants, soit par problème de temps ou de budget il n’y a rien ou peu de chose sur Internet ou sur les applis. Nous pensons qu’OKeSHOP.IO à ce niveau là peut les aider a dynamiser leur communication et toucher une autre partie de la population, des clients qui sont simplement passants et qui découvrent à la fois la ville, les commerces ou pour certains qui, en créant un compte sur notre appli, veulent en fin de compte fidéliser leur rapport avec tel ou tel commerce et recevoir directement les informations.

Vos bureaux sont situés au J Angers connectée jeunesse, qu’est-ce que cela permet ?

Il faut savoir qu’avant ce n’était pas le J lorsque je suis venu là dans les locaux collaboratifs, c’était anciennement la maison du tramway ; d’ailleurs vous avez vu lorsque nous sommes passés en bas il y a encore une rame de tramway qui est là. Ensuite, jusqu’à la fin de l’année dernière c’était la maison des projets qui était une volonté de la ville d’Angers d’offrir un lieu pour des entrepreneurs, des travailleurs indépendants, des auto-entrepreneurs, bref des gens qui avaient l’habitude de travailler chez eux et qui voulaient sortir pour travailler au contact d’autres personnes. Du « co-working », tout simplement. Ensuite la ville a eu besoin de récupérer une partie des locaux, mais le coworking perdure, voilà nous sommes ici, mais nous sommes voisins avec le J. Cela me permet d’avoir de la place pour accueillir des salariés, des stagiaires ; l’autre avantage non négligeable c’est que nous sommes en plein centre-ville mais avec un petit désavantage quand même c’est qu’il faut accéder au centre-ville donc j’ai laissé tomber la voiture pour un vélo électrique, c’est beaucoup plus simple.

Cela a un autre avantage aussi, vraiment très intéressant que j’ai découvert au fur et à mesure c’est que le coworking, comme son nom l’indique c’est un espace de travail commun et même si chacun est indépendant dans sa fonction ou dans son métier, nous sommes quand même en groupe, nous pouvons partager un café, des histoires, des rires, une vie quoi. Socialement c’est un lieu qui apporte beaucoup et même si chacun a sa tâche il y a quand même une dynamique face au travail, à l’entrepreneuriat qui est vraiment très intéressante.

C’est en quelque sorte l’esprit start-up ?

C’est l’esprit start-up, encore que, qu’est-ce que vraiment l’esprit start-up ? Vous êtes passé dans nos bureaux, bien que l’équipe et les coworkers soient relativement jeunes, nous n’avons pas de trottinette pour nous déplacer dans les locaux, il n’y a pas de baby-foot ou de table de ping-pong; l’esprit start-up on le retrouve effectivement dans le fait qu’il y a une dynamique créative, maintenant je nous considère pas spécialement comme une start-up, ça reste une entreprise. L’esprit start-up effectivement c’est le fait qu’on travaille sur un projet qui doit rapidement générer énormément de travail, d’argent et ainsi de suite. Il y a l’esprit effectivement mais j’ai encore du mal à faire la part des choses entre une vraie « boîte » et puis ce qu’on trouve dans une start-up, parce que quoi qu’il arrive, dans les deux cas il faut travailler d’arrache-pied.

Qu’aimeriez-vous rajouter à votre application ?

Alors… beaucoup de choses. Il faut savoir quand même que l’application telle qu’elle est là permet juste aux commerçants de proposer on va dire de l’information, des remises, de la publicité. Ce qu’il faut voir c’est qu’à terme il y a énormément de choses que l’on a imaginé autour de ça. C’est vraiment le premier step, il faut permettre à ces commerces indépendants de s’approprier les outils et démystifier le fait que nous sommes sur Internet, que nous faisons de la communication qu’ils ne faisaient pas ou peu jusqu’à maintenant. Une fois que ce pli sera pris par les commerçants il y a plein de possibilités évidemment. Nous avons l’idée de faire une régie publicitaire, c’est plus pour nous que pour eux, mais quelque part si effectivement la sauce prend et que nous avons pas mal d’utilisateurs cela peut devenir très intéressant pour eux. Nous avons comme je vous le disais ce service de proximité que nous proposons pour pouvoir fédérer mais créer des liens réels, faire des animations via les réseaux sociaux mais aussi pourquoi pas des animations plus de terrain avec les commerçants pour attirer la clientèle. C’est ce dont nous sommes capables à l’heure actuelle et par la suite ce que nous aimerions c’est pouvoir améliorer encore la possibilité pour le commerçant, de s’approprier des outils poussés comme une place de marché par exemple. Nous nous sommes rendus compte en faisant notre étude de marché que pas mal de commerçants, en tous cas ceux qui se sentaient l’esprit de vouloir faire des sites ont essayé d’en faire au nom de leur commerce ou certains même de faire une appli au nom de leur commerce et se sont rendus compte qu’un site ou une appli juste pour un petit commerce de proximité ça n’avait pratiquement aucune valeur ajoutée. Donc ce que nous aimerions pouvoir proposer à terme, pour les commerçants qui seraient susceptibles de nous suivre dans cette aventure-là, c’est de proposer plus une place de marché mais avec une évolution calculée. C’est à dire que nous n’allons pas leur proposer une place de marché où on vend directement des produits, ce n’est pas leur métier. Ils ne sont pas des vendeurs, des pure players du web. Nous prévoyons donc faire une place de marché sur laquelle on présente des produits des commerçants en y ajoutant un service de clic and collect. C’est dans l’idée, mais pour l’instant nous avons beaucoup de travail pour fédérer les commerçants et les utilisateurs autour de notre application.

Avez-vous d’autres objectifs prochains à atteindre ?

Le premier objectif, ça va être à la rentrée, c’est à dire que nous devons faire de la communication auprès des étudiants, là il est un peu tard ils sont tous partis en vacances. Nous sommes donc en train de peaufiner des petites vidéos, des flyers, des affiches. Ensuite, prévoir des animations pour faire connaître notre appli mais aussi faire connaître les commerçants autour des réseaux sociaux, autour de notre blog. Nous avons un blog que nous alimentons et que nous avons ouvert début juin. Nous y mettons des articles pour faire connaître selon certaines thématiques les commerces de la ville d’Angers, selon d’autres thématiques faire connaître un peu l’ambiance des starts-up ou de faire connaître aussi, sans marcher sur vos plates-bandes, l’évolution du commerce et du numérique en général. Enfin, nous avons énormément besoin de visibilité puisque nous commençons simplement et donc nous avons un besoin énorme pour faire connaître notre appli. C’est donc on va dire la prochaine étape avec des objectifs chiffrés, il faut que nous atteignons un pôle d’utilisateurs pour que nous soyons à même ensuite de dire à nos clients commerçants : «potentiellement voici le nombre d’utilisateurs qui voient vos annonces !». Nous pourrions donc entrer dans une logique payante puisqu’évidemment l’appli n’est pas gratuite (pour les commerçants), elle est comme je vous le disais au départ financée par mon entreprise et à terme nous voulons faire payer les commerçants pour utiliser sous forme d’abonnement notre produit et notre service. Mais pour pouvoir faire ça il faut que nous ayons une bonne adéquation entre l’information du commerçant et l’utilisation de notre appli auprès des utilisateurs potentiels. Donc la prochaine étape c’est faire énormément de communication pour faire connaître notre application.

Merci d’avoir répondu à mes questions

Merci, c’était un plaisir !

On peut vous retrouver sur le site OKeSHOP.IO

Alors, OKeSHOP.IO, vous allez arriver sur le site, tout sera expliqué, vous pouvez télécharger l’appli sur Android, iOS, OKeSHOP.IO est aussi consultable directement sur le site, il y a une web-app et le blog : okeshop.io/blog, tout simplement.

Si l’entrepreneuriat vous intéresse au niveau du webmarketing, lisez l’interview de Vincent Chavinier, dirigeant associé de l’Agence 404 à Angers.

Rédacteur motivé, passionné de jeux vidéo, de photographie et de nouvelles technologies en général.

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