Alors qu’on entend de plus en plus parler des cryptomonnaies depuis ces dernières années, Netflix débarque avec un nouveau documentaire intitulé Les Escrocs de la crypto ou Bitconned pour la version anglaise qui, soyons honnête, est bien trouvé.

Je viens à peine de terminer ce film et je devais en faire un article pour vous partager mon ressenti et vous donner envie d’aller le visionner !

Attention, certaines parties de l’article peuvent aboutir à du spoil.

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Les Escrocs de la crypto : contexte

Comme beaucoup de documentaires produits par Netflix, ce film s’inspire de faits réels et retrace l’histoire de trois hommes, qui ont escroqué des dizaines de milliers de personnes dans le monde entier dans l’écosystème des cryptomonnaies en créant l’entreprise Centra et son coin associé.

Pendant une heure et trente-quatre minutes, nous découvrons la vie du protagoniste principal de son enfance à maintenant (2023) : Ray Trapani. Il contribue beaucoup dans le documentaire, mais aussi dans l’enquête qui a abouti aux peines prononcées par la justice, via différentes interventions filmées. Il y a aussi Robert Farkas. Sohrab Sharma, le troisième et dernier protagoniste, quant à lui, n’apparaît pas directement, car il est encore en prison.

Les Escrocs de la crypto : Ray Trapani

Ray Trapani, depuis son plus jeune âge, souhaite être riche. C’est la seule chose qui l’importe et il n’a aucune limite, encore moins celle de respecter la loi ou sa propre famille. En effet, il a mené à la faillite plusieurs entreprises, demandé de l’argent à ses proches, mais aussi tout son entourage en règle générale. Il est passionné par les accessoires luxueux : montres, costumes trois pièces Armani, voitures de sport, etc.

Après avoir créé Centra, il en viendra même à mettre en PDG son grand-père, atteint d’un cancer, pour remplacer l’ancien PDG, qui n’existait pas, mais a été conçu de toute pièce. Il est présenté comme le cerveau dans Les Escrocs de la crypto.

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La folie des ICOs

Netflix met en avant une pratique qui n’est pas forcément connue du grand public : les ICOs (Initial Coin Offering) ou offre initiale de pièce en français. Pour faire simple, vous investissez dans un projet, souvent jeune, comme sa signification nous le signale, qui vous promet de développer son produit, son projet, d’accomplir ses promesses, grâce à votre investissement.

De 2017, moment dont parle principalement le documentaire Les Escrocs de la crypto, à 2021, c’était la folie des ICOs, tout le monde cherchait à en rejoindre et pas uniquement les particuliers. Les entreprises privées et investisseurs professionnels étaient également intéressés. Malheureusement, nombreux sont ceux à avoir essuyé des pertes conséquentes.

Un documentaire au bon moment

Cette série tombe à pic suite à la remontée du cours de nombreuses cryptomonnaies dont Bitcoin qui peut générer un FOMO (Fear Of Missing Out) ou la peur de rater quelque chose. Dans l’univers crypto, vous pouvez aussi voir l’expression « la peur de rater le train ».

prix bitcoin augmente

Depuis quelques mois, les fonds d’investissements institutionnels comme Blackrock, Fidelity, etc, on fait des demandes de dépôt d’ETF (Exchange-Traded Funds) Bitcoin qui sont scrupuleusement analysées par la SEC (Securities and Exchange Commission) qui est représentée dans cette série. Cela génère un fort bruit médiatique qui pourrait faire resurgir les « scammers » ou arnaqueurs voulant profiter de cette chair fraîche.

Les Escrocs de la crypto : ce qu’on en pense

Pour conclure, le documentaire est extrêmement intéressant avec de nombreux points de vue et se veut accessible pour n’importe qui. La fin nous questionne sur le verdict de la justice qui n’a pas condamné Ray Trapani, sous prétexte qu’il a aidé sur l’affaire. Celui-ci a monté une entreprise peut après à 50% d’intérêts pour les plus démunis et vient d’acheter une maison sans que personne puisse dire d’où provient l’argent.

On regrettera tout de même les propos qui ne sont pas toujours nuancés dans Les escrocs de la crypto et qui mettent toutes les ICOs dans le même panier. Cette pratique en elle-même n’est pas un problème à l’instant où elle est faite dans les règles de l’art.

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