La question revient chaque année dans les forums d’investisseurs : les intérêts payés sur un compte sur marge chez Interactive Brokers ou un autre courtier sont-ils déductibles de l’impôt en France ? La réponse est non, et ce n’est pas une zone grise. Pour un particulier résident fiscal français, les intérêts débiteurs de marge ne sont pas déductibles fiscalement, ni de vos plus-values, ni de vos dividendes, ni d’aucun autre revenu. Ce guide explique pourquoi, ce qu’il faut quand même déclarer, et ce que FlashFiscal gère automatiquement pour vous éviter les erreurs sur ce point précis (-15€ avec le code ROTEK).
- Qu'est-ce qu'un intérêt débiteur de marge en bourse ?
- Les intérêts débiteurs de marge sont-ils déductibles en France ?
- Pourquoi cette règle existe et ce qu'elle implique concrètement
- Que faut-il déclarer concernant les intérêts débiteurs ?
- Comment distinguer intérêts créditeurs et débiteurs dans votre relevé IBKR
- Le piège courant : soustraire les intérêts débiteurs des intérêts créditeurs
- Ce que FlashFiscal gère automatiquement sur ce point
- Questions fréquentes intérêts débiteurs bourse déductibles impôts en France
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal. En cas de doute sur votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un conseiller fiscal ou de l’administration fiscale.
Qu’est-ce qu’un intérêt débiteur de marge en bourse ?
Un intérêt débiteur de marge est la somme que vous payez à votre courtier lorsque vous empruntez des fonds pour investir au-delà de votre capital disponible. Chez Interactive Brokers, par exemple, si votre solde en dollars est négatif parce que vous avez acheté des titres en empruntant la différence, IBKR vous facture des intérêts journaliers sur ce solde débiteur.
Ces intérêts apparaissent dans votre Activity Statement IBKR sous la ligne « Interest » avec un signe négatif, aux côtés des intérêts créditeurs (ceux qu’IBKR vous verse sur vos liquidités positives). La confusion entre les deux est fréquente et c’est précisément là que les erreurs de déclaration se produisent.
Les intérêts débiteurs de marge sont-ils déductibles en France ?
Non. En France, les intérêts payés sur un compte sur marge sont considérés comme des dépenses personnelles de l’investisseur particulier et ne sont pas déductibles fiscalement. Ni des plus-values, ni des dividendes, ni du revenu global.
La règle fiscale française sur les revenus mobiliers (article 150-0 A et suivants du CGI) ne prévoit aucun mécanisme de déduction des frais d’emprunt pour les particuliers qui investissent en bourse via un CTO. Contrairement aux revenus fonciers, où les intérêts d’emprunt sont explicitement déductibles sous conditions, il n’existe pas de disposition équivalente pour les revenus de capitaux mobiliers des particuliers. Cette règle s’applique que vous investissiez via Interactive Brokers, Degiro, ou n’importe quel autre courtier proposant un compte sur marge.
Pourquoi cette règle existe et ce qu’elle implique concrètement
La logique fiscale française est la suivante : le régime des plus-values mobilières des particuliers (article 150-0 A CGI) ne permet de déduire que certains frais directement liés à l’acquisition et à la cession des titres, comme les frais de courtage. Les intérêts d’emprunt, eux, ne sont pas considérés comme un coût d’acquisition au sens fiscal du terme : ils rémunèrent un financement, pas une transaction.
Concrètement, si vous avez payé 500 € d’intérêts de marge à IBKR en 2025 et que vous avez réalisé 5 000 € de plus-values sur la même période, vous êtes imposé sur 5 000 € en entier à la flat tax de 31,4 %. Les 500 € d’intérêts ne viennent pas en déduction. C’est une réalité fiscale que beaucoup d’investisseurs actifs découvrent tardivement, parfois après avoir mal rempli leurs formulaires en soustrayant ces charges de leurs gains.
Que faut-il déclarer concernant les intérêts débiteurs ?
Rien. Les intérêts débiteurs que vous payez à votre courtier ne se déclarent pas sur votre formulaire 2047 ni sur aucun autre formulaire. Vous ne les mentionnez pas, vous ne les soustrayez pas, vous les ignorez fiscalement.
En revanche, vous devez déclarer les intérêts créditeurs, c’est-à-dire les intérêts que votre courtier vous verse sur vos liquidités positives. Chez IBKR, ces intérêts créditeurs apparaissent dans votre Activity Statement avec un signe positif. Ce sont des revenus de capitaux mobiliers de source étrangère, imposables en France et à déclarer dans la section 230 du formulaire 2047, par pays d’origine.
Comment distinguer intérêts créditeurs et débiteurs dans votre relevé IBKR
Dans votre Activity Statement Interactive Brokers, les deux types d’intérêts apparaissent dans la même section « Interest » mais sont clairement distingués par leur signe et leur libellé. Les intérêts créditeurs portent la mention « Credit Interest » ou « USD Credit Interest » et affichent un montant positif. Les intérêts débiteurs portent la mention « Debit Interest » ou « Margin Interest » et affichent un montant négatif.
Pour votre déclaration, la règle est simple : vous ne retenez que les montants positifs (intérêts créditeurs), que vous convertissez en euros au taux BCE du jour exact de chaque versement, et que vous regroupez par pays de l’entité gestionnaire. Pour les clients IBKR rattachés à Interactive Brokers Ireland Limited, le pays à renseigner dans le formulaire 2047 est l’Irlande. La convention fiscale franco-irlandaise ne prévoit pas de crédit d’impôt sur les intérêts, donc vous déclarez le montant brut sans abattement à la ligne 250 de la section 230. Consultez notre guide complet Interactive Brokers déclaration impôts France pour le détail des cases.
Le piège courant : soustraire les intérêts débiteurs des intérêts créditeurs
C’est l’erreur que commettent de nombreux investisseurs. Voyant sur leur relevé IBKR une ligne de +45 € d’intérêts créditeurs et une ligne de -320 € d’intérêts débiteurs, ils font le calcul et concluent qu’ils n’ont rien à déclarer puisque le solde net est négatif. C’est fiscalement inexact.
Vous devez déclarer les 45 € d’intérêts créditeurs comme revenu imposable, et les 320 € d’intérêts débiteurs disparaissent fiscalement. Le solde net n’existe pas dans le cadre fiscal français pour les particuliers. Inverser cette logique expose à une erreur de déclaration que l’administration peut requalifier, surtout dans un contexte où les échanges automatiques d’informations (CRS/AEOI) permettent au fisc de connaître le montant global de vos encaissements chez IBKR.
Ce que FlashFiscal gère automatiquement sur ce point
FlashFiscal traite correctement cette distinction. Quand vous importez votre Activity Statement IBKR, l’outil identifie automatiquement les intérêts créditeurs et les intérêts débiteurs, n’intègre que les premiers dans les montants imposables, les convertit au taux de change BCE exact et les ventile dans les bonnes cases du formulaire 2047. Les intérêts débiteurs sont ignorés, conformément à la règle fiscale française.

C’est ce type de subtilité, invisible pour l’investisseur qui déclare manuellement, qui rend la déclaration IBKR particulièrement risquée sans outil dédié. FlashFiscal s’en charge en moins de dix minutes, sans carte bancaire pour tester. Avec le code ROTEK, l’abonnement est à 134 €/an pour un courtier et 184 €/an en multi-courtiers.
Pour aller plus loin, consultez notre test complet de FlashFiscal, notre checklist déclaration 2026, notre guide crédit d’impôt dividendes étrangers, notre guide retenue source vs taux conventionnel et notre guide calcul PMP plus-values bourse. Pour les formulaires : formulaire 2047, formulaire 2074-CMV et formulaire 3916-bis.
Questions fréquentes intérêts débiteurs bourse déductibles impôts en France
Non. Pour un particulier résident fiscal français, les intérêts payés sur un compte sur marge (intérêts débiteurs) ne sont pas déductibles fiscalement, ni des plus-values, ni des dividendes, ni d’aucun autre revenu. Seuls les intérêts créditeurs reçus de votre courtier sont imposables et à déclarer.
Non. Les intérêts débiteurs que vous payez à votre courtier (intérêts de marge) ne se déclarent sur aucun formulaire. Vous déclarez uniquement les intérêts créditeurs (les sommes que votre courtier vous verse sur vos liquidités positives) dans la section 230 du formulaire 2047, par pays d’origine.
Dans votre Activity Statement, les intérêts créditeurs portent la mention ‘Credit Interest’ et affichent un montant positif. Les intérêts débiteurs portent la mention ‘Debit Interest’ ou ‘Margin Interest’ et affichent un montant négatif. Seuls les montants positifs sont à retenir pour votre déclaration.
Non. L’option pour le barème progressif (case 2OP) ne change pas cette règle. Les intérêts débiteurs de marge restent non déductibles que vous soyez imposé à la flat tax de 31,4 % ou au barème progressif. Il n’existe pas de mécanisme de déduction des frais d’emprunt pour les revenus de capitaux mobiliers des particuliers dans le droit fiscal français.
Oui. FlashFiscal identifie automatiquement les intérêts créditeurs et débiteurs dans votre Activity Statement IBKR, n’intègre que les créditeurs dans les montants imposables, et les ventile dans les bonnes cases du formulaire 2047. Les intérêts débiteurs sont exclus automatiquement, conformément à la règle fiscale française.
Oui. La règle est la même quel que soit le courtier. Les intérêts débiteurs payés sur un compte sur marge ne sont pas déductibles pour un particulier français, que le compte soit chez Interactive Brokers, Degiro, Swissquote ou tout autre courtier étranger proposant ce service.




