Il existe différents modèles de Cloud qui possèdent tous des avantages et des inconvénients. Il est important de les définir, notamment pour comprendre les différentes offres comme celle de Microsoft Azure ou encore AWS.

Nous avons rédigé un article dédié à Microsoft Azure, le cloud et le cloud computing pour ceux qui souhaitent comprendre ce sujet avant de continuer cet article.

Différents modèles de Cloud

Que vous rejoignez une entreprise qui utilise un modèle de Cloud ou que vous souhaitiez lancer un projet, vous devez définir quel type utiliser : cloud public, cloud privé, cloud hybride, multicloud ? Nous détaillons pour vous ces différents termes tout de suite.

Appréhender les différents modèles de Cloud s’inscrit parfaitement dans les compétences à acquérir pour la certification AZ-900 : Azure Fundamentals (principes de base Azure).

Cloud Public

Le Cloud Public est un des modèles de cloud le plus accessible et que vous connaissez probablement déjà. Azure, Amazon Web Services et Google Cloud Platform sont des clouds publics.

Le ou les services ne sont pas dédiés à un client contrairement au Cloud Privé dont nous parlerons par la suite. Les services du Cloud Public sont ouverts à n’importe qui, sous réserve de respecter les conditions générales d’utilisation bien entendu. Il n’est pas possible de miner des cryptomonnaies sur une machine virtuelle dans le Cloud avec du crédit initial offert, cela va de soi.

Quelques avantages du Cloud Public :

  • Possibilité de passage à l’échelle (scalabilité, aussi appelé capacité à « scale« ) en fonction des besoins grandissants ou rapetissant : sans investissement préalable nécessaire et qui serait très couteux.
  • Pay as you go : vous ne payez que ce que vous consommez (OpEx).
  • Partage du risque : du fait que vous avez un contrôle partiel sur les ressources et la sécurité, il y a un modèle de responsabilité partagé (aussi connu sous le nom de Shared Responsability Model) qui définit ce qui est à la responsabilité du fournisseur Cloud et ce qui vous incombe.
  • Marketplace de modèles préconfigurés proposés par les fournisseurs ou par la communauté. Vous pouvez lancer des machines virtuelles selon des configurations proposées ou par vos propres équipes. On retrouve ces modèles sur beaucoup de services. Par exemple, beaucoup d’entreprises de sécurité réseau proposent des règles de pare-feu web applicatif (WAF ou Web Application Firewall) en plus de ceux du fournisseur Cloud.
  • Nombreuses interfaces de gestion des différentes ressources et de l’organisation en règle générale, rendant les automatisations, la standardisation et la mise en qualité possible : interface web (GUI ou interface graphique utilisateur), interface en ligne de commande (CLI), Application Program Interface (API) et les commandes ou script du Cloud en question, chez Azure, c’est PowerShell.

À noter que le partage du risque peut aussi être vu comme un désavantage par certains qui veulent contrôler de bout en bout le système d’information. C’est à prendre en compte dans le choix des modèles de Cloud.

Cloud Privé

Un Cloud Privé, comme son nom l’indique, est dédié à une entreprise qui s’en occupe ou délègue à un prestataire sa gestion. L’objectif est de continuer à répondre aux besoins de l’entreprise avec les nouvelles manières d’administrer le système d’information et tirer bénéfices des avantages du Cloud tout en gardant certains avantages des datacenters classiques (aussi appelés Legacy). C’est l’un des modèles de Cloud le plus courant dans les grosses entreprises.

Vous l’avez compris, puisque le Cloud Privé est voué à servir une entreprise, il n’y a pas de segmentation avec d’autres clients. Le contrôle sur les différentes ressources est plus important. Par exemple, l’espace de stockage n’est pas partagé ou partitionné avec d’autres clients. Il n’y a pas d’autres clients.

Quelques avantages du Cloud Privé :

  • Pas de Pay as you go.
  • Contrôle total ou presque sur les ressources et la sécurité.
  • Solution de stockage dédiée à l’organisation et non pas partagée avec d’autres personnes ou entités.

Quelques désavantages du Cloud Privé :

  • Investissement préalable nécessaire pour pouvoir scale (CapEx).
  • Pas de Pay as you go (question de point de vue).

Cloud Hybride

Le monde est bien fait, le Cloud Hybride fait sens également dans les différents modèles de Cloud. C’est lorsqu’on utilise à la fois un (ou plusieurs) Cloud Public et un Cloud Privé pour bénéficier du meilleur des deux mondes, en fonction de la criticité des différents services par exemple. Cela permet de gérer les risques et choisir sur quel Cloud déployer un service. Cette configuration apporte une grande flexibilité.

Multicloud

Le Multicloud, à ne pas confondre avec le Cloud Hybride, est lorsqu’on utilise plus d’un Cloud Public (donc au moins deux Clouds Publics). Par exemple : AWS, Azure et GCP.

La majorité des entreprises sont multicloud pour gérer les risques avec la politique de sauvegarde et la règle du 3 – 2 – 1 : 3 copies sur 2 supports différents dont 1 hors site. Il n’est pas rare d’utiliser les services Azure et envoyer une copie de ses backups sur du stockage objet S3 chez AWS.

Une entreprise peut donc être dans tous les modèles de Cloud, c’est-à-dire dans le modèle Hybride et Multicloud simultanément.

Pay as you go

Nous avons abordé plusieurs fois la notion de Pay as you go, propre au Cloud Public, qui comporte différents avantages :

  • Pas de dépenses d’investissement (CapEx) car l’infrastructure Cloud est déjà présente pour le modèle public.
  • Possibilité de bénéficier de services supplémentaires temporairement (en Cloud Privé, il aurait fallu investir dans le matériel, les ressources humaines pour installer et administrer les services).
  • Possibilité d’arrêter de consommer un service à tout moment et donc de payer (en Cloud Privé, il aurait fallu le revendre, faire de la mise au rebut, etc).

Types de dépenses des différents modèles de Cloud

Les différents modèles impliquent deux types de dépenses : les dépenses d’investissements (CapEx) et les dépenses d’exploitation (OpEx).

Dépenses d’investissement (CapEx)

Par définition, ce type d’investissement n’a pas lieu dans le cloud public, mais dans les modèles de Cloud, c’est plutôt le cloud privé qui est concerné, car il faut acheter le matériel par exemple. Les CapEx sont des dépenses initiales : achat du serveur, du bâtiment, etc.

Dépenses d’exploitation (OpEx)

Les dépenses d’exploitation sont des dépenses récurrentes et qui suivent l’évolution des coûts d’exploitation telle que la consommation des ressources comme le processeur, la RAM, l’espace disque ou bien les salaires des personnes qui s’occupent de l’astreinte, les licences logicielles en paiement mensuel (abonnement). Typiquement, le Pay as you go rentre dans ce type de dépenses.

Que retenir des différents modèles de Cloud

Vous l’aurez compris, les différents modèles de Cloud ont tous une raison valable d’exister et répondent respectivement à des besoins précis. Désormais, vous avez toutes les informations nécessaires pour comprendre les tenants et aboutissants de chacun.