Oui, le trading est imposable en France dès le premier euro de plus-value réalisée. Que vous investissiez en actions, en ETF, en crypto ou en CFD, vos gains sont soumis par défaut à la flat tax de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Il n’existe pas de seuil minimum d’exonération pour les plus-values mobilières classiques : toute cession bénéficiaire doit être déclarée, quel que soit le montant.
Ce guide vous explique quels revenus sont imposables selon le type d’actif, à quel taux, quels formulaires remplir, et quelle est la différence entre trader particulier et trader professionnel : deux statuts qui ne sont pas imposés de la même façon.
- La flat tax de 31,4 % : le régime par défaut en 2026
- Actions et ETF : ce qui est imposable
- CFD et forex : même régime que les actions
- Crypto-actifs : même flat tax, formulaire différent
- Trader particulier vs trader professionnel : une distinction cruciale
- Quels formulaires remplir selon votre situation
- Ce qui est exonéré d'impôt
- Questions fréquentes trading imposable France
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal. En cas de doute sur votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un conseiller fiscal ou de l’administration fiscale.
La flat tax de 31,4 % : le régime par défaut en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax, s’élève à 31,4 %. Il se décompose en deux parties : 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux (hausse de 1,4 point votée dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026).
Ce taux s’applique automatiquement si vous ne faites rien de particulier lors de votre déclaration. Il est forfaitaire : il ne tient compte ni de votre tranche marginale d’imposition, ni de votre situation familiale, ni de vos autres revenus. Un investisseur qui gagne 1 000 € de dividendes et un autre qui en gagne 100 000 € paient le même taux de 31,4 % sur ces revenus.
Vous pouvez opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP de votre formulaire 2042. Ce choix est global et s’applique à l’ensemble de vos revenus mobiliers de l’année (dividendes, intérêts, plus-values). Il est plus avantageux si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 12,8 %, c’est-à-dire si votre revenu imposable total est inférieur à environ 11 497 € pour un célibataire. Consultez notre guide flat tax 2026 pour les calculs détaillés.
Actions et ETF : ce qui est imposable
Pour les actions et ETF détenus sur un compte-titres ordinaire (CTO), trois types de revenus sont imposables :
Les plus-values de cession : vous vendez des actions ou des parts d’ETF à un prix supérieur au prix d’achat. La différence (calculée selon la méthode du prix moyen pondéré) constitue une plus-value imposable à 31,4 %. Si le résultat net de l’année est une perte, cette moins-value est reportable pendant 10 ans sur vos plus-values futures.
Les dividendes : versés par les sociétés dont vous détenez les actions. Imposables à 31,4 % (ou avec abattement de 40 % si vous optez pour le barème). Consultez notre guide abattement 40 % dividendes.
Les intérêts : versés sur les liquidités non investies par certains courtiers (Trade Republic, Freedom24, Revolut, IBKR). Imposables à 31,4 %, reportés en case 2TR du formulaire 2042.
Ce qui n’est pas imposable sur CTO : la simple détention de titres dont la valeur augmente sans vente. La plus-value n’est réalisée et imposable qu’au moment de la cession. Acheter Apple à 100 € et la voir monter à 200 € sans vendre ne génère aucun impôt.
L’enveloppe PEA est exonérée d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention (les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains). Avant 5 ans, les retraits déclenchent une imposition.
CFD et forex : même régime que les actions
Les CFD (contrats pour la différence) et le forex ne bénéficient d’aucun régime fiscal spécifique en France. Ils sont traités comme des plus-values mobilières classiques et soumis à la flat tax de 31,4 % sur les gains nets annuels. Les pertes sur CFD s’imputent sur les gains de même nature dans l’année, mais ne sont pas reportables sur les années suivantes contrairement aux moins-values sur actions.
Un point important : si vous tradez des CFD via un courtier étranger (IG, WH SelfInvest, eToro), votre compte reste un compte étranger à déclarer via le formulaire 3916-bis, indépendamment de vos gains ou pertes.
Crypto-actifs : même flat tax, formulaire différent
Les crypto-actifs (Bitcoin, Ethereum, altcoins) sont imposables en France depuis 2019. Le régime est similaire à celui des actions sur le fond : flat tax de 31,4 % sur les plus-values nettes mais le formulaire à utiliser est différent : le formulaire 2086 et non le 2074-CMV.
Deux particularités distinguent la fiscalité crypto des actions :
Le seuil de déclaration : en crypto, si le total des cessions de l’année est inférieur à 305 €, vous devez quand même déclarer mais vous n’êtes pas imposé. Pour les actions, il n’existe pas de seuil : toute plus-value, même symbolique, est imposable dès le premier euro.
Les échanges crypto-crypto : échanger du Bitcoin contre de l’Ethereum n’est pas un événement imposable en France (contrairement aux États-Unis). Seule la conversion vers des euros ou l’achat d’un bien ou service déclenche l’imposition. Les moins-values crypto ne sont pas reportables sur les années suivantes.
Trader particulier vs trader professionnel : une distinction cruciale
L’administration fiscale distingue deux profils selon la fréquence, le volume et l’organisation de l’activité :
Trader particulier (régime par défaut) : vous investissez de façon occasionnelle ou régulière pour votre patrimoine personnel. Vous êtes soumis à la flat tax de 31,4 % sur vos plus-values. Pas de cotisations sociales d’indépendant, pas de comptabilité obligatoire, pas d’entreprise nécessaire.
Trader professionnel : votre activité de trading est exercée de façon habituelle et structurée, avec des montants importants, une organisation professionnelle, et des revenus qui constituent votre principale source de revenus. Dans ce cas, les gains peuvent être requalifiés en bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices non commerciaux (BNC), soumis au barème progressif et aux cotisations sociales. Cette requalification intervient sur décision de l’administration après analyse de votre situation, il n’existe pas de seuil automatique.
En pratique, la très grande majorité des investisseurs particuliers actifs (plusieurs dizaines de trades par an, plusieurs centaines de milliers d’euros de volume) restent dans le régime des particuliers. La requalification en professionnel est rare et nécessite des éléments caractérisés d’activité commerciale.
Quels formulaires remplir selon votre situation
| Type de revenu | Formulaire | Case 2042 |
|---|---|---|
| Plus-values actions/ETF (courtier français) | 2074-CMV | 3VG ou 3VH |
| Plus-values actions/ETF (courtier étranger) | 2047 + 2074-CMV | 3VG ou 3VH |
| Dividendes (courtier français) | IFU pré-rempli | 2DC |
| Dividendes (courtier étranger) | 2047 | 2DC ou 2TS |
| Intérêts | 2047 | 2TR |
| Crypto plus-values | 2086 | 3AN ou 3BN |
| CFD/Forex (courtier étranger) | 2047 + 2074-CMV | 3VG ou 3VH |
| Compte étranger (existence) | 3916-bis | 8UU |
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Ce qui est exonéré d’impôt
Certains placements et situations échappent à la flat tax :
Le PEA après 5 ans d’ancienneté : les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu (les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus). Le PEA est limité à 150 000 € de versements et réservé aux actions européennes et à certains fonds.
Le Livret A, le LDDS, le LEP : entièrement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux.
L’assurance-vie après 8 ans : fiscalité réduite avec abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains.
Les moins-values : pas d’imposition si votre bilan annuel est négatif. Les moins-values sur actions sont reportables 10 ans. Les moins-values sur crypto ne sont pas reportables.

Retrouvez aussi notre guide flat tax 2026, notre guide formulaire 2047, notre guide déclaration crypto 2086, notre guide moins-values reportables 10 ans et notre guide abattement 40 % dividendes. Par courtier : Interactive Brokers, Degiro et Trade Republic.
Questions fréquentes trading imposable France
Oui, dès le premier euro de plus-value réalisée. Les gains issus du trading d’actions, d’ETF, de CFD, de forex ou de crypto sont soumis à la flat tax de 31,4 % (12,8 % impôt sur le revenu + 18,6 % prélèvements sociaux). Il n’existe pas de seuil minimum d’exonération pour les plus-values mobilières classiques. Seule exception : les plus-values crypto en dessous de 305 € de total de cessions annuelles sont déclarables mais non imposées.
Dès le premier euro de plus-value nette réalisée dans l’année pour les actions, ETF, CFD et forex. Pour les crypto-actifs, vous devez déclarer si le total de vos cessions dépasse 305 € sur l’année, mais l’imposition ne s’applique qu’à la plus-value nette. Si votre bilan annuel est négatif (plus de pertes que de gains), vous ne payez aucun impôt mais devez quand même déclarer la moins-value pour pouvoir la reporter sur vos gains futurs.
31,4 % par défaut (flat tax), composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la hausse de CSG de janvier 2026. Ce taux s’applique aux actions, ETF, CFD, forex et crypto. Vous pouvez opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP de votre 2042, mais ce choix est global et s’applique à tous vos revenus mobiliers de l’année.
Oui, et avec des obligations supplémentaires. En plus de déclarer vos gains via le formulaire 2047, vous devez déclarer l’existence de votre compte via le formulaire 3916-bis chaque année. Les courtiers étrangers ne transmettent pas vos données au fisc français et ne fournissent pas d’IFU. La totalité de la déclaration est à votre charge, quel que soit le montant de vos gains.
Un trader particulier est soumis à la flat tax de 31,4 % sur ses plus-values, sans cotisations sociales d’indépendant et sans obligation de structure juridique. Un trader professionnel dont l’activité est exercée de façon habituelle et structurée comme une activité commerciale principale peut être requalifié en BIC ou BNC par l’administration, avec imposition au barème progressif et cotisations sociales. Cette requalification est rare pour les investisseurs actifs et nécessite des éléments caractérisés d’activité professionnelle.
Oui, après 5 ans d’ancienneté. Les plus-values réalisées dans un PEA sont exonérées d’impôt sur le revenu au-delà de 5 ans. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains. Avant 5 ans, les retraits déclenchent une imposition au même taux que le CTO. Le PEA est limité à 150 000 € de versements et réservé aux actions d’entreprises européennes et à certains fonds.





