Vous avez vendu des Bitcoin, de l’Ether ou d’autres cryptomonnaies en 2025 et vous devez les déclarer lors de la campagne 2026. Sur internet, vous tomberez sur des articles qui affirment que la France utilise la méthode FIFO (First In, First Out) pour calculer les plus-values crypto. C’est inexact. La France applique une méthode de prix moyen pondéré global du portefeuille, définie à l’article 150 VH bis du Code général des impôts, qui est plus complexe que le FIFO et nécessite de connaître la valeur totale de vos actifs numériques au moment de chaque vente.
Ce guide corrige les idées reçues sur la fiscalité crypto française, explique la vraie méthode de calcul des plus-values avec un exemple chiffré, détaille comment remplir le formulaire 2086 et les formulaires connexes, et positionne les bons outils selon votre situation. Si vous avez aussi des actions à déclarer via un courtier étranger, FlashFiscal couvre la partie bourse avec -15 € grâce au code ROTEK, et DeclarAid couvre la partie crypto dans son offre Sérénité.
- La France n'utilise pas le FIFO pour les crypto : la vraie méthode de calcul
- Quelles opérations déclenchent l'imposition crypto en France
- Exemple concret de calcul selon la méthode PMP avec un portefeuille Bitcoin
- Comment remplir le formulaire 2086 : déclaration crypto France pas à pas
- Les moins-values crypto : un fonctionnement différent des actions
- Les bons outils selon votre situation
- Questions fréquentes déclaration crypto France formulaire 2086
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal. En cas de doute sur votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un conseiller fiscal ou de l’administration fiscale.
La France n’utilise pas le FIFO pour les crypto : la vraie méthode de calcul
Contrairement à ce que plusieurs sites affirment, la méthode FIFO (First In, First Out, où les premiers actifs achetés sont considérés comme les premiers vendus) n’est pas la méthode fiscale française pour les cryptomonnaies. Ce raccourci est fréquent mais inexact, et peut conduire à des erreurs de déclaration significatives.
La méthode imposée par l’article 150 VH bis du CGI est une méthode de PMP global du portefeuille. Le principe est fondamentalement différent du FIFO : vous ne cherchez pas à identifier quels Bitcoin ou Ether précis vous avez vendus. Vous calculez quelle proportion de votre portefeuille total vous avez cédée, et vous affectez à cette cession la même proportion de votre coût d’acquisition total historique.
La formule officielle est : Plus-value = Prix de cession – (Prix total d’acquisition × Prix de cession / Valeur globale du portefeuille au moment de la cession)
Cette formule implique que pour chaque vente de crypto contre des euros, vous devez connaître deux chiffres précis : la valeur en euros de la totalité de vos actifs numériques au moment exact de la vente (tous exchanges et wallets confondus), et le montant total que vous avez investi en euros dans des cryptos depuis le début, soit votre coût d’acquisition historique net des cessions précédentes.
Quelles opérations déclenchent l’imposition crypto en France
Toutes les opérations ne sont pas imposables. La règle est simple : seule la conversion de cryptomonnaies en monnaie ayant cours légal (euros, dollars, etc.) constitue un fait générateur d’imposition. Les échanges entre cryptomonnaies (Bitcoin vers Ether, Ether vers stablecoin) ne sont pas imposables tant que vous restez dans l’univers crypto sans passer par du fiat.
Sont imposables : la vente de cryptos contre des euros sur un exchange, le paiement d’un bien ou service avec des cryptos, et selon les cas certains échanges avec soulte. Ne sont pas imposables : les échanges crypto vers crypto sans sortie en fiat, les transferts entre vos propres wallets, les dépôts et retraits en euros sans cession de crypto.
Exception importante : le seuil de 305 €. Si le total de vos prix de cession sur l’année est inférieur à 305 € pour l’ensemble du foyer fiscal, vos plus-values sont exonérées d’impôt. Vous devez quand même remplir le formulaire 2086 avec les montants de cession, mais sans calculer les plus-values. Si le seuil est dépassé, même de 1 €, l’intégralité des cessions de l’année redevient imposable.
Exemple concret de calcul selon la méthode PMP avec un portefeuille Bitcoin
Voici un exemple simple pour illustrer pourquoi la méthode PMP portefeuille est différente du FIFO.

Vous avez investi au total 10 000 € en Bitcoin depuis 2022. Au moment où vous vendez une partie de vos BTC contre 2 500 €, votre portefeuille crypto total vaut 20 000 €.
Calcul :
- Prix de cession : 2 500 €
- Proportion cédée : 2 500 € / 20 000 € = 12,5 % du portefeuille
- Coût d’acquisition imputé : 10 000 € × 12,5 % = 1 250 €
- Plus-value imposable : 2 500 – 1 250 = 1 250 €
- Impôt à 31,4 % (flat tax 2026) : 392,50 €
Cette méthode exige une traçabilité complète de tout votre historique crypto sur tous les supports, exchanges et wallets confondus. C’est précisément cette exigence qui rend le calcul manuel très difficile pour les investisseurs actifs ayant beaucoup de transactions.
Comment remplir le formulaire 2086 : déclaration crypto France pas à pas
Le formulaire 2086 est l’annexe obligatoire pour déclarer vos cessions imposables de cryptomonnaies. Il se remplit en ligne sur impots.gouv.fr en même temps que votre déclaration de revenus annuelle.
Pour y accéder, connectez-vous à votre espace particulier et activez l’annexe 2086 depuis la rubrique « Déclarations annexes ». Vous indiquez d’abord le nombre de cessions imposables de l’année, puis pour chaque cession : la date, le prix de cession en euros, la valeur globale de votre portefeuille crypto au moment exact de la cession, et le prix total d’acquisition historique net. L’outil en ligne calcule automatiquement la plus ou moins-value pour chaque opération et les additionne.
Le résultat final du 2086 se reporte ensuite en case 3AN (plus-value nette) ou 3BN (moins-value) de votre formulaire 2042 complémentaire (2042-C), pas sur le 2042 principal. Ces cases se trouvent dans la rubrique « Plus-values et gains divers », sous-rubrique « Actifs numériques ». N’oubliez pas non plus le formulaire 3916-bis pour déclarer l’existence de chaque compte sur une plateforme étrangère. Consultez notre guide complet du formulaire 3916-bis et notre guide de régularisation si vous avez oublié de déclarer vos comptes étrangers.
Les moins-values crypto : un fonctionnement différent des actions
Contrairement aux moins-values sur actions (reportables 10 ans sur des gains futurs), les moins-values crypto ont un fonctionnement plus restrictif en France. Elles s’imputent uniquement sur les plus-values crypto de la même année civile et ne sont pas reportables sur les années suivantes. Si votre bilan crypto 2025 est négatif, vous ne pouvez pas déduire cette perte de vos gains crypto 2026.
C’est une différence importante par rapport aux valeurs mobilières ordinaires couverts dans notre article sur le PMP calcul plus-values bourse. Si vous déclarez à la fois des actions et des cryptos, ces deux catégories de revenus sont traitées de façon distincte et ne se compensent pas entre elles.
Les bons outils selon votre situation
Si vous avez uniquement des actions à déclarer via un courtier étranger (Degiro, IBKR, Trade Republic), FlashFiscal est la solution la plus rapide. L’outil recalcule le PMP correct depuis votre historique complet et génère tous vos formulaires en moins de dix minutes. Pour les tarifs et fonctionnalités, consultez notre test complet de FlashFiscal et notre comparatif FlashFiscal vs DeclarAid.

Si vous avez des crypto à déclarer en plus de vos actions, DeclarAid (offre Sérénité) couvre les deux dans une interface unifiée, avec simulation PFU/barème intégrée. Les deux outils sont complémentaires selon votre profil.
Consultez aussi notre checklist déclaration 2026, notre guide flat tax 2026 et nos guides par courtier : Interactive Brokers, Degiro, Trade Republic, eToro, Revolut bourse et Trading 212. Retrouvez aussi nos guides sur les formulaires 2047, 2074-CMV et 2042.
Questions fréquentes déclaration crypto France formulaire 2086
Non. C’est une idée reçue très répandue sur internet. La France applique une méthode de PMP global du portefeuille définie à l’article 150 VH bis du CGI. Vous ne cherchez pas à identifier quels actifs précis vous avez vendus, mais quelle proportion de la valeur totale de votre portefeuille vous avez cédée, en appliquant cette même proportion à votre coût d’acquisition historique.
Non. Les échanges entre cryptomonnaies sans passage par du fiat (euros, dollars) ne constituent pas un fait générateur d’imposition. Seule la conversion en monnaie ayant cours légal est imposable. L’exception concerne les échanges avec soulte en fiat.
Non. Contrairement aux moins-values sur actions (reportables 10 ans), les moins-values crypto ne sont imputables que sur les plus-values crypto de la même année civile. Elles ne sont pas reportables sur les années suivantes.
Oui, le formulaire 2086 est obligatoire dès lors que vous avez effectué au moins une cession imposable, même si le total est inférieur à 305 €. Dans ce cas, vous indiquez les prix de cession sans calculer les plus-values. En revanche, aucun impôt n’est dû si le total des prix de cession du foyer fiscal reste sous ce seuil.
Le résultat net du formulaire 2086 se reporte en case 3AN (plus-value nette) ou 3BN (moins-value) du formulaire 2042 complémentaire (2042-C), pas sur le 2042 principal. Ces cases se trouvent dans la rubrique Plus-values et gains divers, sous-rubrique Actifs numériques.
Non. FlashFiscal est exclusivement centré sur les revenus boursiers (actions, ETF) via courtiers étrangers. Pour la déclaration crypto (formulaire 2086), DeclarAid (offre Sérénité) ou des outils spécialisés comme Waltio sont plus adaptés. Si vous avez à la fois des actions et des cryptos à déclarer, les deux outils sont complémentaires.




