Vous avez perçu des dividendes via Degiro, Interactive Brokers, Trade Republic ou eToro, et vous constatez qu’une retenue a déjà été prélevée à la source par le pays d’origine des actions avant même que l’argent n’arrive sur votre compte. Bonne nouvelle : dans la plupart des cas, vous pouvez récupérer tout ou partie de cette retenue sous forme de crédit d’impôt lors de votre déclaration de revenus. Mauvaise nouvelle : ce mécanisme est l’un des plus complexes de la fiscalité boursière française, et des milliers d’investisseurs le ratent chaque année en ne remplissant pas les bonnes cases.
Ce guide vous explique précisément comment fonctionne le crédit d’impôt sur les dividendes étrangers, quels pays permettent de le récupérer, comment le calculer et le déclarer via le formulaire 2047, et pourquoi FlashFiscal automatise ces calculs pour éviter toute erreur, avec -15 € grâce au code ROTEK.
Date de dernière mise à jour : 31 mai 2026
- Pourquoi vos dividendes étrangers sont taxés deux fois
- Comment fonctionne le crédit d'impôt sur les dividendes étrangers
- Les taux de crédit d'impôt par pays : ce que vous pouvez récupérer
- Comment calculer votre crédit d'impôt dividendes étrangers
- Le crédit d'impôt dividendes étrangers et votre courtier
- Questions fréquentes crédit d'impôt dividendes étrangers
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal. En cas de doute sur votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un conseiller fiscal ou de l’administration fiscale.
Pourquoi vos dividendes étrangers sont taxés deux fois
Lorsqu’une entreprise américaine comme Apple ou Microsoft verse un dividende à un actionnaire français, deux impositions s’appliquent successivement. D’abord, le pays d’origine du dividende (ici les États-Unis) prélève une retenue à la source directement sur le montant brut avant de vous le verser. Ensuite, la France impose à nouveau ce dividende, puisque vous êtes résident fiscal français et soumis à l’impôt sur l’ensemble de vos revenus mondiaux.
Sans mécanisme correctif, vous seriez donc imposé deux fois sur le même revenu, ce que les conventions fiscales bilatérales cherchent précisément à éviter. La France a signé des accords avec la plupart des pays dans lesquels vous pouvez investir, et ces conventions prévoient qu’un crédit d’impôt vient compenser tout ou partie de la retenue déjà prélevée à l’étranger. C’est ce crédit que vous devez déclarer pour ne pas payer trop d’impôts.
Comment fonctionne le crédit d’impôt sur les dividendes étrangers
Le mécanisme est le suivant. Votre courtier verse le dividende après avoir prélevé la retenue à la source du pays émetteur. Vous déclarez ce dividende en France via le formulaire 2047, en indiquant le montant net encaissé, le pays d’origine et le taux de retenue appliqué. La France calcule alors un crédit d’impôt selon le taux prévu par la convention fiscale bilatérale, qui vient s’imputer sur votre impôt français.
Ce crédit d’impôt n’est pas un virement bancaire reçu sur votre compte : c’est une réduction de votre impôt à payer ou une restitution sur les prélèvements sociaux dus. La mécanique fonctionne en deux temps sur votre avis de situation déclarative final. D’abord, une première ligne « Impôt étranger imputé sur l’IR » impute le crédit sur la part d’impôt sur le revenu (12,8 % en flat tax). Ensuite, une seconde ligne « Restitution impôt étranger sur prélèvements sociaux » récupère la fraction excédentaire au-delà de 12,8 %. Pour un dividende avec retenue conventionnelle de 15 %, la récupération est donc intégrale sur l’avis final.
Attention : le simulateur en ligne sur impots.gouv.fr n’affiche que la première imputation au moment de la saisie et peut donner l’impression que la récupération est plafonnée à 12,8 %. La seconde ligne de restitution n’apparaît que sur l’avis de situation déclarative définitif après soumission.
Le crédit récupérable est plafonné au taux conventionnel prévu par l’accord franco-étranger. Si votre courtier a prélevé plus que ce taux (ce qui arrive notamment avec certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse), la fraction excédentaire n’est pas récupérable via la déclaration française, sauf démarche directe auprès de l’administration fiscale étrangère.
Les taux de crédit d’impôt par pays : ce que vous pouvez récupérer
Le taux du crédit d’impôt varie selon la convention fiscale entre la France et le pays d’origine du dividende. Voici les principaux pays concernés par les portefeuilles des investisseurs français :
| Pays | Retenue à la source usuelle | Taux conventionnel crédit d’impôt | Récupérable ? |
|---|---|---|---|
| États-Unis | 15 % (avec W-8BEN) ou 30 % (sans) | 15 % du brut | Oui, intégralement (sur avis final) |
| Canada | 15 % | 15 % | Oui, intégralement (sur avis final) |
| Pays-Bas | 15 % | 15 % | Oui, intégralement (sur avis final) |
| Royaume-Uni | 0 % | 0 % | Sans objet |
| Allemagne | 26,375 % | ~15 % | Partiellement |
| Suisse | 35 % | 15 % | Partiellement (démarche CH nécessaire pour le reste) |
| Irlande | 25 % | 15 % | Partiellement |
| Espagne | 19 % | 15 % | Partiellement |
| Belgique | 30 % | 15 % | Partiellement |
| Italie | 26 % | 15 % | Partiellement |
Précision importante sur le mécanisme de récupération en deux temps : pour les pays à retenue conventionnelle de 15 %, la récupération s’effectue en deux lignes distinctes sur votre avis de situation déclarative final. Une première ligne intitulée « Impôt étranger imputé sur l’IR » impute le crédit sur la part d’impôt sur le revenu (à hauteur de 12,8 % du brut sous flat tax). Une seconde ligne intitulée « Restitution impôt étranger sur prélèvements sociaux » restitue la fraction excédentaire (2,2 % dans le cas d’une retenue de 15 %) via une restitution distincte sur les prélèvements sociaux. Le total des deux lignes correspond bien à une récupération intégrale de la retenue conventionnelle de 15 %.
Attention au simulateur impots.gouv.fr : le calcul affiché lors de la saisie en ligne ne montre que la première imputation et plafonne donc l’aperçu à 12,8 %. La seconde ligne de restitution sur les prélèvements sociaux n’apparaît que sur l’avis de situation déclarative définitif après soumission. Si la simulation vous indique une récupération limitée à 12,8 %, c’est normal : l’avis final intégrera la restitution complémentaire.
Cas particulier des ETF domiciliés en Irlande : si vous détenez des ETF comme le Vanguard FTSE All-World ou l’iShares Core MSCI World, ces fonds sont domiciliés en Irlande et distribuent des dividendes depuis cette entité. La retenue irlandaise s’applique (25 %), mais le crédit d’impôt récupérable est limité à 15 %. La différence est perdue. C’est l’une des raisons pour lesquelles les ETF capitalisants sont souvent préférés aux ETF distribuants sur un CTO étranger.
Cas particulier du W-8BEN pour les actions américaines : pour bénéficier du taux réduit de 15 % (au lieu de 30 %) sur les dividendes américains, vous devez avoir transmis le formulaire W-8BEN à votre courtier. Ce document atteste que vous n’êtes pas résident fiscal américain. La plupart des courtiers comme Interactive Brokers, Degiro ou Trade Republic vous le font signer lors de l’ouverture du compte. Si ce n’est pas le cas, votre retenue est de 30 % et seuls 15 % sont récupérables via le crédit d’impôt, les 15 % restants sont perdus.
Comment calculer votre crédit d’impôt dividendes étrangers
Le calcul du crédit d’impôt se fait dans le formulaire 2047. Voici les étapes concrètes, illustrées avec un exemple sur des dividendes américains.
Supposons que vous avez reçu 100 $ bruts de dividendes Apple. Votre courtier a prélevé 15 % de retenue américaine (15 $). Vous avez donc reçu 85 $ nets sur votre compte, soit environ 78 € au taux de change du jour de perception (à vérifier sur le site de la BCE).
Dans le formulaire 2047, section 200 :
- Case 201 : États-Unis
- Case 203 : montant net encaissé en euros, soit 78 €
- Case 204 : taux conventionnel du crédit d’impôt, soit 17,7 % (taux appliqué sur le montant net selon la notice 2047-NOT pour les dividendes américains)
- Case 205 et 206 : montant du crédit d’impôt, calculé comme 15 % du montant brut (convention franco-américaine), soit environ 13,80 € (92 € de brut × 15 %)
- Case 207 : crédit d’impôt retenu
Ce montant brut ouvrant droit à crédit d’impôt se renseigne en case 8PL du formulaire 2047 (nouveauté 2026), puis le crédit se reporte en case 8VL de votre déclaration 2042.
Récupération en deux temps sur votre avis final : sous flat tax, l’IR français théorique sur ce dividende brut de 92 € est de 11,78 € (92 × 12,8 %). Le crédit d’impôt de 13,80 € s’impute donc d’abord à hauteur de 11,78 € sur la ligne « Impôt étranger imputé sur l’IR » de votre avis. La fraction restante (2,02 €) est récupérée sur la ligne « Restitution impôt étranger sur prélèvements sociaux » du même avis. Au total, vous récupérez bien les 13,80 € de retenue américaine.
Le simulateur en ligne n’affiche que la première imputation (11,78 €) et peut donner l’impression que 2,02 € sont perdus. C’est sur l’avis de situation déclarative définitif, après soumission, que la seconde ligne de restitution apparaît et que la récupération devient intégrale.
Nouveauté 2026 : la case 8PL dans le formulaire 2047. Pour la déclaration des revenus 2025, une nouvelle case 8PL est apparue dans le formulaire 2047. Elle est distincte de la case 8VL du 2042 : la 8PL se renseigne directement dans le formulaire 2047 pour les dividendes et plus-values de source étrangère ouvrant droit à crédit d’impôt, avant le report final en 8VL sur le 2042. Si vous utilisez FlashFiscal, l’outil intègre cette nouvelle case dans la génération de vos formulaires.
Le crédit d’impôt dividendes étrangers et votre courtier
La complexité de ce mécanisme varie fortement selon votre courtier. Avec un courtier français comme BoursoBank ou Bourse Direct, votre IFU récapitule déjà les crédits d’impôt calculés et les reporte en case 2AB de votre déclaration. Avec un courtier étranger, c’est vous qui devez effectuer l’ensemble de ces calculs et remplir manuellement le formulaire 2047.
Pour un portefeuille diversifié avec des actions américaines, européennes et des ETF de différentes domiciliations, le calcul peut représenter plusieurs heures de travail. Pour chaque ligne de dividende, il faut identifier le pays de résidence fiscale de l’émetteur (qui peut différer du pays de cotation), trouver le cours BCE du jour exact de perception, appliquer le bon taux conventionnel selon la notice 2047-NOT, et vérifier que le crédit calculé ne dépasse pas l’impôt prélevé.
C’est précisément là que FlashFiscal est utile : l’outil automatise l’ensemble de ces calculs à partir de vos relevés courtiers, applique les bons taux conventionnels par pays, génère le formulaire 2047 pré-rempli et vous indique exactement quoi reporter en case 8VL de votre 2042.

Pour l’ensemble des tarifs et fonctionnalités, consultez notre test complet de FlashFiscal.
Retrouvez aussi notre guide complet du formulaire 2047, notre guide du formulaire 2042, notre checklist déclaration 2026 et les guides par courtier : Interactive Brokers, Degiro, Trade Republic et eToro.
Questions fréquentes crédit d’impôt dividendes étrangers
Non. Le crédit d’impôt s’impute sur votre impôt à payer. S’il dépasse le montant de votre impôt, la fraction excédentaire est perdue : elle n’est pas restituée en numéraire. Il n’est donc utile que si vous avez par ailleurs un impôt suffisant à acquitter.
Oui, si vous détenez des actions américaines. Ce formulaire atteste que vous n’êtes pas résident fiscal américain et permet d’appliquer le taux réduit de 15 % prévu par la convention franco-américaine, au lieu de 30 %. La plupart des courtiers étrangers (IBKR, Degiro, Trade Republic) le font signer lors de l’ouverture du compte. Sans ce formulaire, vous perdez 15 % de vos dividendes américains de façon irrécupérable.
Partiellement. La retenue irlandaise est de 25 %, mais le crédit d’impôt récupérable est limité à 15 % selon la convention franco-irlandaise. La différence (10 %) est perdue. C’est l’une des raisons pour lesquelles les ETF capitalisants sont souvent préférés aux ETF distribuants sur un CTO étranger.
La case 8VL, et non la case 2AB. La case 2AB est réservée aux crédits d’impôt déclarés via un établissement payeur basé en France (courtier français avec IFU). Pour un courtier étranger, le crédit calculé dans le formulaire 2047 se reporte en case 8VL de la déclaration 2042 principale.
En 2026, notez également l’apparition de la case 8PL dans le formulaire 2047 lui-même, à renseigner avant le report en 8VL sur le 2042.
Oui. FlashFiscal applique les taux conventionnels par pays, calcule le crédit d’impôt récupérable pour chaque dividende et génère le formulaire 2047 pré-rempli avec les bons montants. Il vous indique aussi exactement ce que vous devez reporter en case 8VL de votre 2042.
31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, depuis la hausse de la CSG votée fin 2025. C’est le taux qui s’applique par défaut à vos dividendes étrangers en France, après déduction du crédit d’impôt récupérable.
Oui, intégralement sur l’avis de situation déclarative final, mais le mécanisme se déroule en deux temps. Une première ligne « Impôt étranger imputé sur l’IR » récupère la fraction imputable sur l’impôt sur le revenu (12,8 % en flat tax). Une seconde ligne « Restitution impôt étranger sur prélèvements sociaux » récupère la fraction excédentaire (2,2 % dans le cas d’une retenue de 15 %). Attention : le simulateur en ligne sur impots.gouv.fr n’affiche que la première imputation au moment de la saisie et peut donner l’impression que 2,2 % sont perdus. La seconde restitution n’apparaît que sur l’avis final après soumission. La récupération est donc bien intégrale.





Bonjour ! QUESTION PERSO : je dois récupérer des fonds d’actions américaines sur mon compte bancaire français ! par contre avant de pouvoir les récupérer on me demande de payer un impôt, une taxe de 15% sur les dividendes réalisés ?
La plateforme de trading en question se nomme ASTEMX
la-connaissez-vous ?
Ci-joint mes 2 derniers échanges avec eux
Daniel AUDUBERT
9 juin 2026 19:49 (il y a 21 heures)
À Astemx
Bonjour !
Après discussions avec ma banque et un ami avocat fiscaliste ,
ils ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas la possibilité de payer les taxes après avoir récupéré les fonds qui m’appartiennent !
Vu que je suis redevable auprès de l’administration fiscale américaine de leur payer cet impôt sur les dividendes et ce sous peine de poursuites en cas de non paiement !
Merci
Astemx
9 juin 2026 19:55 (il y a 21 heures)
À moi
Chers utilisateurs de la plateforme, bonjour. Le service clientèle a compris votre demande. Mais selon les règlements de la plate-forme et les exigences fiscales. Vous devez d’abord payer la taxe, puis les fonds de votre compte boursier américain seront immédiatement traités et transférés sur votre compte bancaire personnel par le service financier de l’entreprise. Tous les utilisateurs de la plate-forme opèrent conformément à ce règlement. Merci
En espérant que ce ne soit pas une arnaque ??
Bonjour Daniel,
Je vais être très direct avec vous car votre argent est en jeu : ce que vous décrivez est une arnaque caractérisée. Ne payez surtout pas cette « taxe de 15 % ». Vous ne récupérerez jamais vos fonds, et vous perdrez en plus la somme que vous verseriez pour cette prétendue taxe.
Voici pourquoi c’est une arnaque, sans aucun doute possible :
1. Une vraie taxe sur les dividendes n’est JAMAIS payée d’avance pour « débloquer » des fonds. La retenue à la source de 15 % sur les dividendes américains est prélevée automatiquement par le courtier au moment du versement du dividende. Elle n’est jamais réclamée séparément, et surtout jamais comme condition pour récupérer votre argent.
2. « Payez d’abord, vous récupérez vos fonds ensuite » est LE scénario classique de l’arnaque au trading. C’est ce qu’on appelle l’arnaque de la taxe de déblocage. Une fois que vous payez, ils inventent une nouvelle taxe, puis une nouvelle, jusqu’à épuisement. Vos fonds n’existent probablement déjà plus.
3. ASTEMX n’est pas un courtier régulé. Un vrai courtier autorisé à opérer en France figure sur le registre REGAFI et n’apparaît pas sur la liste noire de l’AMF. Aucune plateforme régulée ne fonctionne en demandant le paiement d’une taxe pour libérer des fonds.
4. Le message d’ASTEMX lui-même trahit l’arnaque : un établissement financier régulé ne transfère pas « immédiatement les fonds sur votre compte bancaire personnel par le service financier de l’entreprise » après paiement d’une taxe. Ce n’est pas ainsi que fonctionne la fiscalité.
Ce que vous devez faire maintenant :
– N’envoyez plus aucun argent à ASTEMX, sous aucun prétexte.
– Ne communiquez aucune information bancaire supplémentaire, ni accès à distance à votre ordinateur.
– Rassemblez toutes vos preuves (emails, captures d’écran, relevés de virements déjà effectués).
– Signalez la plateforme à l’AMF via leur formulaire en ligne (amf-france.org) et vérifiez si ASTEMX figure sur leur liste noire.
– Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
– Contactez immédiatement votre banque pour tenter un rappel des fonds déjà versés et bloquer toute opération future vers cette plateforme.
– Signalez le cas sur la plateforme officielle THESEE (service-public.fr) dédiée aux escroqueries en ligne.
Un dernier point très important : après ce type d’arnaque, vous serez probablement recontacté par de faux « avocats » ou de faux « organismes de récupération de fonds » qui vous demanderont de payer pour récupérer votre argent. C’est une seconde arnaque qui vise les victimes de la première. N’y répondez jamais. Les vrais recours (plainte, AMF, banque) sont gratuits.
Je suis sincèrement désolé que cela vous arrive. Le réflexe de poser la question avant de payer est le bon, et il vous a probablement évité de perdre davantage. Ne versez rien de plus.
Courage à vous,
Je ne suis pas sûr que la mention « Intégralement récupérable » soit correcte dans 100 % des cas pour les pays qui pratiquent une retenue de 15 %.
Le crédit d’impôt s’applique uniquement à l’impôt « pur », pas aux prélèvements sociaux.
La flat tax française se décompose en 12,8 % d’IR et 18,6 % de PS.
Pour ceux qui utilisent cette flat tax, le crédit d’impôt sera limité à 12,8 %. On a donc 2,2 % de double imposition non récupérable (15 – 12,8).
Bonjour et merci pour ce commentaire très pertinent qui mérite une clarification importante.
Vous avez parfaitement raison. Le crédit d’impôt sur dividendes étrangers s’impute uniquement sur la part d’impôt sur le revenu (12,8 % en flat tax), jamais sur les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026).
Concrètement, pour un dividende américain ou allemand avec retenue conventionnelle de 15 % déclaré sous flat tax :
– Crédit d’impôt récupérable : plafonné à 12,8 % du montant brut (la part IR française)
– Reliquat de 2,2 % (15 − 12,8) : non imputable sur les prélèvements sociaux et non remboursé par la France
Exemple chiffré : sur 1 000 € de dividendes américains bruts, les États-Unis prélèvent 150 € (15 %). En flat tax, l’IR français théorique est de 128 € (12,8 %). Le crédit d’impôt est donc plafonné à 128 €, et les 22 € restants (2,2 %) constituent une double imposition résiduelle non récupérable. Les prélèvements sociaux de 186 € (18,6 %) restent intégralement dus.
La formulation « intégralement récupérable » est donc effectivement inexacte sous flat tax. Nous corrigeons l’article pour préciser ce plafonnement à 12,8 %.
Une nuance à ajouter : sous option barème progressif (case 2OP), si votre taux marginal d’imposition est supérieur à 15 %, le crédit de 15 % devient alors intégralement imputable sur l’IR, car le plafond du crédit correspond à l’impôt français réellement dû sur ces revenus. Le choix flat tax vs barème peut donc influencer le montant de crédit d’impôt effectivement récupérable.
Merci encore pour votre vigilance, qui aide tous les lecteurs à mieux comprendre le mécanisme réel du crédit d’impôt.
Bonjour,
Après avoir validé ma déclaration et reçu mon Avis de situation déclarative, je crois que je me suis trompé.
Le site des impôts, sur la page de récapitulatif juste avant la soumission, calcule de la façon dont je l’ai écrit dans mon commentaire (crédit uniquement sur les 12,8 % d’IR).
En revanche, sur l’Avis de situation déclarative, je vois 2 lignes :
– un crédit d’impôt (intitulé « Impôt étranger imputé sur l’IR »)
– un crédit de prélèvements sociaux (intitulé « Restitution impôt étranger sur prélèvements sociaux »)
Et on retrouve bien sur cet avis un montant total correspondant à une « récupération intégrale » de l’imposition étrangère.
En partant du principe que c’est l’Avis qui est juste et le site qui est bugué, je pense que vous pouvez remettre la version précédente de l’article.
Entre ça et la simulation qui ne permet pas d’utiliser les cases 8PL et 8VL, on n’est pas aidés cette année !
Bonjour,
Merci infiniment pour cette précision.