Nettoyer son Mac sans payer d’abonnement, sans envoyer ses données à un tiers et sans installer un logiciel fermé : c’est exactement ce que propose PureMac, une application macOS publiée début avril 2026 sous licence MIT. Le projet a rapidement attiré l’attention de la communauté open source, dépassant 1 400 étoiles sur GitHub en quelques jours seulement. Voici ce qu’il faut savoir sur cet outil, ce qu’il fait concrètement et en quoi il se distingue de CleanMyMac.
Pourquoi PureMac existe-t-il ?
PureMac répond à un constat simple : la quasi-totalité des outils de nettoyage macOS disponibles sur le marché sont soit payants, soit fermés, soit les deux. CleanMyMac, l’outil de référence édité par MacPaw, est proposé à 39,95 euros par an en abonnement ou à 119,95 euros en licence permanente. La version gratuite est limitée à 500 Mo de données supprimées, ce qui la rend peu utile au quotidien.
L’auteur du projet, Momen Basel, a donc décidé de construire une alternative qui ne collecte aucune donnée, ne nécessite aucun compte, ne s’appuie sur aucun serveur externe et dont le code source est entièrement auditable. Le résultat, c’est PureMac : une application native SwiftUI, signée et notarisée par Apple, disponible gratuitement.
Que fait PureMac concrètement ?
PureMac couvre neuf catégories de nettoyage accessibles depuis une interface unifiée. Un scan intelligent (« Smart Scan ») analyse l’ensemble de ces catégories en un seul clic.

Voici ce que l’application prend en charge :
- Junk système : caches système, logs et fichiers temporaires dans
/Library/Caches,/Library/Logset/tmp - Cache utilisateur : caches d’applications, données de navigateurs, caches npm, pip, yarn et pnpm
- Applications IA : logs et caches d’Ollama et LM Studio (sans toucher aux modèles ni aux conversations)
- Pièces jointes Mail : fichiers téléchargés stockés dans
~/Library/Mail Downloads - Corbeilles : vidage de toutes les corbeilles disponibles sur le système
- Fichiers volumineux et anciens : détection des fichiers de plus de 100 Mo ou datant de plus d’un an dans les dossiers Téléchargements, Documents et Bureau
- Espace purgeable APFS : libération des snapshots Time Machine locaux via
tmutil - Junk Xcode : DerivedData, archives et caches de simulateurs, une catégorie particulièrement utile pour les développeurs
- Cache Homebrew : nettoyage du dossier
~/Library/Caches/Homebrew
La liste est ouverte à des contributions, et le projet accepte des pull requests pour ajouter de nouvelles catégories.
Comment installer PureMac ?
PureMac s’installe de trois façons. La méthode recommandée passe par Homebrew, le gestionnaire de paquets macOS :
brew tap momenbasel/tap
brew install --cask puremac
Il est aussi possible de télécharger directement le fichier .app depuis la page des releases GitHub, de le décompresser et de le glisser dans le dossier Applications. L’application est signée avec un Apple Developer ID, ce qui évite les avertissements de Gatekeeper.
Enfin, pour les développeurs qui souhaitent compiler depuis les sources, le projet utilise XcodeGen :
brew install xcodegen
git clone https://github.com/momenbasel/PureMac.git
cd PureMac
xcodegen generate
xcodebuild -project PureMac.xcodeproj -scheme PureMac -configuration Release -derivedDataPath build build
open build/Build/Products/Release/PureMac.app
L’application requiert macOS 13 Ventura ou une version plus récente et fonctionne sur Mac Intel et Apple Silicon (Universal Binary).
PureMac vs CleanMyMac : quelle est la vraie différence ?
PureMac ne cherche pas à concurrencer CleanMyMac sur tous les points. L’outil de MacPaw propose des fonctionnalités que PureMac n’a pas : un désinstalleur d’applications, un scanner de malwares certifié et un moteur de recherche de doublons. Si ces fonctions vous sont indispensables, CleanMyMac reste pertinent.
En revanche, pour les usages les plus courants, le tableau ci-dessous montre où PureMac se positionne :
| Fonctionnalité | PureMac | CleanMyMac | OnyX |
|---|---|---|---|
| Prix | Gratuit | 39,95 €/an | Gratuit |
| Open source | Oui | Non | Non |
| Zéro télémétrie | Oui | Non | Oui |
| Nettoyage système | Oui | Oui | Oui |
| Nettoyage Xcode | Oui | Oui | Non |
| Nettoyage Homebrew | Oui | Non | Non |
| Nettoyage apps IA | Oui | Non | Non |
| Espace purgeable APFS | Oui | Non | Non |
| Nettoyage planifié | Oui | Oui | Non |
| Désinstalleur d’apps | Non | Oui | Non |
| Scanner malwares | Non | Oui | Non |
| SwiftUI natif | Oui | Non (AppKit) | Non (AppKit) |
La colonne qui distingue PureMac le plus clairement, c’est la télémétrie. L’App Store d’Apple indique que CleanMyMac collecte certaines données d’usage, sans les lier à l’identité de l’utilisateur. PureMac, de son côté, ne fait aucun appel réseau par conception : l’application fonctionne entièrement hors ligne.
La planification automatique : un vrai point fort de PureMac
L’un des atouts concrets de PureMac est son système de nettoyage planifié, que peu d’alternatives gratuites proposent. Depuis les préférences (icône engrenage ou Cmd+,), l’onglet « Schedule » permet de configurer un intervalle de nettoyage automatique.
Les intervalles disponibles vont de toutes les heures jusqu’au nettoyage mensuel, en passant par des options intermédiaires (3h, 6h, 12h, quotidien, hebdomadaire, bimensuel). Il est également possible d’activer le nettoyage automatique après chaque scan et la purge automatique de l’espace purgeable APFS.

Pour un Mac de développeur qui accumule rapidement des gigaoctets de DerivedData Xcode ou de cache Homebrew, cette fonctionnalité seule justifie l’installation.
Ce que PureMac ne supprimera jamais
L’application embarque une logique de sécurité pensée pour éviter les suppressions accidentelles. Elle ne touche pas aux fichiers critiques du système, n’accède pas aux fichiers système en dehors des caches et logs définis, et exclut explicitement les modèles Ollama, les modèles LM Studio et les conversations LM Studio du nettoyage des apps IA.
Les fichiers volumineux et anciens ne sont pas sélectionnés automatiquement : l’utilisateur doit les cocher manuellement avant de lancer la suppression. La purge de l’espace purgeable passe exclusivement par tmutil, l’outil natif de macOS pour gérer les snapshots Time Machine, sans jamais toucher à l’espace libre réel.
PureMac est-il fiable sur le long terme ?
C’est la question légitime à poser face à un projet open source lancé depuis moins de deux semaines. À ce stade, PureMac est en version 1.0.1, le code est public et auditable sur GitHub, cinq contributeurs y ont déjà participé et la communauté a soumis plus de 77 forks. Le projet accepte les contributions via un guide CONTRIBUTING.md structuré.
Les projets open source de ce type peuvent stagner ou disparaître, mais la conception de PureMac limite ce risque : l’application ne dépend d’aucun service tiers, d’aucune API externe et d’aucun abonnement. Même si le développement s’arrêtait demain, l’application continuerait à fonctionner indéfiniment tant que macOS reste compatible.
Il est aussi possible de compiler soi-même l’application depuis les sources, ce qui garantit une autonomie totale.
Comment contribuer au projet PureMac ?
PureMac est publié sous licence MIT, ce qui signifie que vous pouvez l’utiliser, le modifier et le redistribuer librement, y compris dans un contexte commercial. Les contributions sont les bienvenues : correction de bugs, nouvelles catégories de nettoyage, traductions ou améliorations de l’interface.
Le projet suit les règles décrites dans le fichier `CONTRIBUTING.md` disponible sur le dépôt. Si vous êtes développeur Swift ou SwiftUI, c’est une bonne occasion de contribuer à un outil concret que vous utilisez vous-même.
Questions fréquentes
Oui, PureMac est entièrement gratuit, sans version premium, sans abonnement et sans limitation de fonctionnalités. Le projet est publié sous licence MIT et le code source est disponible sur GitHub.
Non. PureMac ne fait aucun appel réseau et ne collecte aucune donnée d’usage. L’application fonctionne entièrement hors ligne, sans analytics ni télémétrie d’aucune sorte.
PureMac couvre les tâches de nettoyage les plus courantes : caches système, Homebrew, Xcode, apps IA et espace purgeable APFS. Il ne dispose pas du désinstalleur d’applications ni du scanner de malwares de CleanMyMac. Pour la majorité des utilisateurs qui cherchent à libérer de l’espace disque régulièrement, PureMac est suffisant.
PureMac est compatible avec macOS 13 Ventura et les versions plus récentes. Il fonctionne sur les Mac Intel et Apple Silicon grâce à un binaire universel.
La méthode la plus simple est via Homebrew avec les commandes : brew tap momenbasel/tap puis brew install –cask puremac. Il est aussi possible de télécharger directement le fichier .app depuis la page des releases GitHub et de le glisser dans le dossier Applications.




