Vous avez vendu des actions en 2025 via Degiro, Interactive Brokers, Trade Republic ou eToro, et vous devez maintenant déclarer votre plus-value à l’administration fiscale française. Pour savoir si vous avez réalisé un gain ou une perte, et de quel montant, vous avez besoin d’un chiffre précis : votre prix moyen pondéré d’acquisition, abrégé PMP. C’est la seule méthode de calcul autorisée en France pour les valeurs mobilières, définie à l’article 150-0 D du Code général des impôts. Il n’existe pas de choix entre plusieurs méthodes : le PMP s’impose obligatoirement.
Ce guide vous explique précisément ce qu’est le PMP, comment le calculer pas à pas avec des exemples chiffrés, pourquoi la plupart des courtiers étrangers affichent leurs plus-values en FIFO dans leurs relevés (et le risque que cela crée), et comment FlashFiscal recalcule automatiquement votre PMP correct depuis vos relevés courtiers, avec -15 € grâce au code ROTEK.
- Qu'est-ce que le PMP bourse et pourquoi est-il obligatoire en France
- La formule du PMP bourse expliquée simplement
- Exemple concret de calcul du PMP pour déclarer vos plus-values
- PMP vs FIFO : la différence concrète sur une même vente
- Le piège majeur des courtiers étrangers : FIFO dans les relevés, PMP dans la règle
- Pourquoi le calcul du PMP bourse devient complexe avec un courtier étranger
- Le PMP bourse et les frais de courtage
- Comment FlashFiscal calcule votre PMP bourse correctement
- Questions fréquentes PMP calcul plus-values bourse
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil fiscal. En cas de doute sur votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un conseiller fiscal ou de l’administration fiscale.
Qu’est-ce que le PMP bourse et pourquoi est-il obligatoire en France
Le prix moyen pondéré (PMP), aussi appelé prix moyen pondéré d’acquisition dans les textes fiscaux, est le coût d’acquisition moyen d’un titre lorsque vous l’avez acheté en plusieurs fois à des prix différents. Contrairement à une simple moyenne arithmétique, le PMP tient compte du nombre d’actions achetées à chaque prix, ce qui donne un résultat représentatif du coût réel de votre position.
L’administration fiscale française impose cette méthode pour tous les titres dits « fongibles », c’est-à-dire les actions ordinaires, les ETF et les obligations cotées que vous détenez dans un compte-titres. Le BOFiP (Bulletin Officiel des Finances Publiques) précise que cette méthode « s’impose obligatoirement au contribuable » : vous n’avez pas le choix entre PMP, FIFO ou LIFO. Seul le PMP est reconnu par le fisc français pour calculer vos plus ou moins-values imposables sur les valeurs mobilières.
La formule du PMP bourse expliquée simplement
La formule du PMP est la suivante :
PMP = Total des (prix d’achat × nombre d’actions) / Nombre total d’actions détenues
Autrement dit, vous multipliez chaque prix d’achat par la quantité correspondante, vous additionnez tous ces résultats, puis vous divisez par le nombre total d’actions que vous détenez. Le résultat est votre prix de revient moyen par action.
Règle fondamentale : le PMP n’évolue que lors des achats, jamais lors des ventes. Quand vous vendez des actions, le PMP des actions restantes reste identique. Il ne se recalcule qu’à chaque nouvel achat sur la même ligne.
Exemple concret de calcul du PMP pour déclarer vos plus-values
Supposons que vous investissez sur une action en trois achats successifs :
| Achat | Nombre d’actions | Prix unitaire | Montant total |
|---|---|---|---|
| Janvier 2023 | 10 actions | 50 € | 500 € |
| Juin 2023 | 20 actions | 70 € | 1 400 € |
| Mars 2024 | 15 actions | 60 € | 900 € |
| Total | 45 actions | 2 800 € |
Calcul du PMP : (10 × 50) + (20 × 70) + (15 × 60) = 500 + 1 400 + 900 = 2 800 €, divisé par 45 actions = 62,22 € par action.
Vous vendez ensuite 20 actions en décembre 2024 à 80 € l’une. Votre plus-value imposable est de : 20 × (80 – 62,22) = 20 × 17,78 = 355,60 €.
Il vous reste 25 actions en portefeuille, toujours au PMP de 62,22 €. Ce PMP ne changera que lors de votre prochain achat sur ce titre.
PMP vs FIFO : la différence concrète sur une même vente
Prenons un exemple simple pour illustrer pourquoi la méthode retenue change votre impôt. Vous achetez 1 action à 10 €, puis 1 action à 20 €. Vous revendez ensuite 1 action à 30 €.
Avec la méthode FIFO (premier entré, premier sorti) : on considère que vous vendez la première action achetée, celle à 10 €. Plus-value = 30 – 10 = 20 €.
Avec la méthode PMP (méthode française obligatoire) : votre PMP est de (10 + 20) / 2 = 15 €. Plus-value = 30 – 15 = 15 €.
Pour une même vente au même prix, le PMP donne ici une plus-value imposable plus faible que le FIFO. Ce n’est pas toujours le cas, le résultat dépend de l’ordre et des prix de vos achats, mais cela illustre pourquoi la méthode utilisée a un impact réel sur votre impôt.
Le piège majeur des courtiers étrangers : FIFO dans les relevés, PMP dans la règle
C’est le point que beaucoup d’investisseurs découvrent trop tard, et c’est l’un des risques les plus sous-estimés de la déclaration via courtier étranger. Même si le PMP est la seule méthode légalement valide en France, la plupart des courtiers étrangers calculent et affichent leurs plus-values en FIFO dans leurs relevés annuels. Concrètement, les chiffres de gains indiqués dans votre Activity Statement Interactive Brokers ou dans votre rapport annuel Degiro sont calculés selon la méthode FIFO, pas selon le PMP français.
Cela crée deux problèmes distincts. D’abord, si vous reportez directement ces chiffres FIFO sur votre déclaration française sans recalcul en PMP, vous déclarez un montant potentiellement incorrect, à la hausse ou à la baisse selon votre historique de transactions. Ensuite, et c’est le piège le plus dangereux : si vous avez déclaré vos gains en FIFO les années précédentes en vous basant sur les chiffres de votre courtier, et que vous passez cette année au PMP pur, vous risquez de payer de l’impôt sur une partie de vos gains déjà imposée. Ce changement de méthode à mi-chemin peut créer une double imposition réelle.
La solution est de partir du PMP dès la première année de déclaration et de le maintenir de façon cohérente sur toute la durée de vie de votre compte. Pour ce faire, il faut disposer de l’historique complet de vos transactions depuis l’ouverture du compte, pas uniquement du relevé de l’année en cours. C’est exactement ce que fait FlashFiscal : l’outil recalcule le PMP correct depuis votre historique complet et génère les montants alignés avec la règle fiscale française.
Pourquoi le calcul du PMP bourse devient complexe avec un courtier étranger
Avec un courtier français comme BoursoBank ou Fortuneo, votre IFU récapitule directement vos plus et moins-values calculées selon le PMP. Vous reportez les chiffres sur votre 2042 sans refaire les calculs. Avec un courtier étranger, rien n’est calculé selon les règles françaises : vous devez reconstituer le PMP de chaque ligne manuellement depuis votre historique complet.
Quatre facteurs compliquent ce calcul en pratique. D’abord, le nombre de transactions : si vous investissez régulièrement via un plan programmé mensuel sur un ETF, vous pouvez avoir des dizaines d’achats à des prix différents sur la même ligne, chacun modifiant le PMP. Ensuite, les devises étrangères : les achats et ventes en dollars ou en livres doivent être convertis en euros au taux BCE du jour exact de chaque transaction. Puis, les opérations sur titres (fractionnement d’actions, fusions, dividendes en actions) modifient le PMP selon des règles spécifiques. Enfin, la continuité sur plusieurs années : le PMP de chaque ligne doit être maintenu de façon cohérente d’une déclaration à l’autre.
Le PMP bourse et les frais de courtage
Un point souvent négligé : les frais de courtage et la taxe sur les transactions financières (TTF) font partie intégrante du prix d’acquisition fiscal. Vous devez les inclure dans le calcul de votre PMP, ce qui augmente votre prix de revient et réduit mécaniquement votre plus-value imposable. Concrètement, si vous achetez 10 actions à 50 € avec 2 € de frais de courtage, votre prix d’acquisition fiscal est 502 €, soit un PMP de 50,20 € par action. Cette différence s’accumule sur l’ensemble de votre historique et peut représenter plusieurs dizaines d’euros d’impôt évités.
Comment FlashFiscal calcule votre PMP bourse correctement
C’est précisément ce calcul, fastidieux et semé de pièges à réaliser manuellement, que FlashFiscal automatise. L’outil importe votre historique complet de transactions (Activity Statement IBKR, rapport annuel Degiro, rapport fiscal Trade Republic), recalcule le PMP correct selon la méthode française en partant du début du compte, intègre les frais de courtage, effectue les conversions de devises au taux BCE du jour exact de chaque opération, et génère directement les montants de plus ou moins-values à reporter dans votre formulaire 2074-CMV puis dans votre formulaire 2042.
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Questions fréquentes PMP calcul plus-values bourse
Le PMP (prix moyen pondéré) est la seule méthode légalement autorisée en France pour calculer les plus-values sur valeurs mobilières (actions, ETF, obligations cotées). Le FIFO et le LIFO ne sont pas reconnus par l’administration fiscale française. Cette règle est définie à l’article 150-0 D du Code général des impôts et s’impose obligatoirement à tous les contribuables.
Non, c’est un piège fréquent. Les courtiers étrangers comme Interactive Brokers ou Degiro calculent et affichent leurs plus-values en FIFO dans leurs relevés annuels. Ces chiffres ne sont pas conformes à la règle fiscale française qui impose le PMP. Reporter directement les chiffres FIFO de votre courtier constitue une erreur de déclaration. FlashFiscal recalcule le PMP correct depuis votre historique complet pour éviter ce problème.
C’est une situation délicate. Changer de méthode à mi-chemin peut créer une double imposition : vous risquez de payer de l’impôt sur une partie de gains déjà déclarés et imposés les années précédentes. Il est fortement recommandé de vous rapprocher d’un conseiller fiscal ou du service des impôts avant d’effectuer ce changement de méthode.
Non. Le PMP ne se recalcule qu’à chaque nouvel achat sur la même ligne. Quand vous vendez des actions, le PMP des actions restantes reste strictement identique. C’est l’un des principes fondamentaux de la méthode fiscale française.
Oui. Les frais de courtage et la taxe sur les transactions financières (TTF) font partie du prix d’acquisition fiscal et doivent être intégrés au calcul du PMP. Cela augmente votre prix de revient et réduit mécaniquement votre plus-value imposable, et donc votre impôt.
Oui. Pour calculer le PMP correct depuis le début, FlashFiscal a besoin de l’historique complet de vos transactions depuis l’ouverture de votre compte, pas uniquement du relevé de l’année en cours. Si vous n’avez que le relevé 2025, le calcul du PMP sera incomplet et les montants de plus-values pourraient être incorrects.




