Hisense PT1

Test du Hisense PT1 : un sacré vidéoprojecteur laser à ultra courte focale

Vendu aux alentours de 1 700 euros, le vidéoprojecteur laser à ultra courte focale Hisense PT1 veut afficher une image jusqu’à 150 pouces de diagonale, le tout dans les meilleures conditions d’images. La fiche technique fait rêver, mais qu’en est-il de la réalité ? Nous avons testé le vidéo projecteur Hisense PT1 et voici notre avis complet.

Hisense PT1

75%
Excellent!
Design 80%
Fonctionnalités 70%
Qualité audio 70%
Qualité d'image 80%

Ce vidéoprojecteur laser à ultra courte focale est très efficace, tant sur l'image, que sur le son ou les fonctionnalités. Malheureusement, on ne peut s'empêcher de voir des défauts ci et là, mais rien qui ne soit insurmontable. En bref, cet Hisense PT1 est une valeur sûre.

Hisense PT1
Avantages
  • Une image immense
  • De la luminosité et du contraste
  • Le plein de formats audio/vidéo
Inconvénients
  • Correction trapézoïdale automatique
  • Basses qui ne prennent pas assez de place

Ce test a été réalisé à l’aide d’un exemplaire fourni par la marque.

Design : il y a de l’élégance dans l’air

Le Hisense PT1 adopte un format horizontal relativement bas, conçu pour être placé sur un meuble situé directement sous l’écran ou contre le mur de projection. Sachez qu’on peut aussi le positionner en haut d’un mur. Il mesure 521 × 282 × 119 mm, pour un poids de 7,2 kg. Un beau bébé donc, mais ses dimensions restent raisonnables pour un vidéoprojecteur à ultra courte focale. Faites y simplement attention pour être sûr d’avoir un meuble suffisamment profond et stable pour l’accueillir.

Hisense PT1

Ce modèle arbore une finition gris foncé accompagnée de plein de détails dorés. Ce n’est pas ce qui se fait de plus sobre, mais pourquoi pas. La façade accueille une large grille textile derrière laquelle se trouvent les haut-parleurs. D’ailleurs, on trouve sur les côtés des faisceaux LED qui s’affichent lorsque l’appareil est alimenté. En bref, le Hisense PT1 n’a rien d’un vidéoprojecteur traditionnel dans son design, il ressemble plutôt à un appareil hi-fi type platine vinyle avec ses touches dorées. Le tout est majoritairement fait en plastique, mais les finitions sont soignées, rien à dire là-dessus. Quant à la partie supérieure, elle dissimule le système optique ainsi que le moteur laser. Et comme sur tous les vidéoprojecteurs à ultra courte focale, la lentille projette l’image vers le haut, ce qui permet d’obtenir une grande diagonale à quelques dizaines de centimètres seulement du mur.

Prise en main du Hisense PT1 : installation, configuration

Pour obtenir la meilleure image possible, il est préférable d’utiliser une toile dédiée compatible avec les vidéoprojecteurs à ultra courte focale, idéalement une toile ALR ou CLR. Un mur irrégulier, texturé ou légèrement ondulé se verra rapidement, car l’image est projetée avec un angle très prononcé. D’autant plus que la correction trapézoïdale automatique sera dans les choux (croyez-moi, j’en ai fait les frais).

Cet Hisense PT1 dispose de quatre pieds réglables pour ajuster son inclinaison. C’est surtout pour corriger de petits écarts, mais si vous avez un meuble bien droit, vous n’en aurez pas besoin. Chose à prendre en compte dans l’installation : de la place sur les côtés, au moins 30 centimètres d’espace, et 5 centimètres à l’arrière, afin d’assurer une ventilation suffisante. Au-delà d’éviter au PT1 de souffrir, ça peut aider à réduire les bruits liés à la ventilation (il aura moins à souffler pour se refroidir).

Hisense PT1

La première mise en route se déroule comme celle de n’importe quel téléviseur connecté et c’est normal : le système d’exploitation, baptisé VIDAA, se trouve aussi sur les téléviseurs connectés de la marque. Après avoir branché le cordon d’alimentation, il suffit d’allumer le PT1 avec la télécommande, de choisir la langue et le pays, d’accepter les conditions d’utilisation, puis de connecter l’appareil à Internet en Wi-Fi ou en Ethernet. Le guide propose ensuite de configurer les services connectés et les sources disponibles.

La mise au point est motorisée et se règle depuis la télécommande. Pour ce faire, le vidéoprojecteur se met à afficher une mire pour s’aider. Rien à dire sur la mise au point, elle est très bonne. Quant à la correction trapézoïdale automatique, attention aux petits ratés, surtout sur des surfaces un peu compliquées. Heureusement, on peut sélectionner plusieurs points de l’image avec la télécommande pour les réajuster. C’est un peu dommage sur un modèle aussi cher, surtout quand des modèles d’entrée de gamme font moins d’erreurs grossières.

Hisense PT1

Enfin, et disons-le : oui, le Hisense PT1 a des ventilateurs, et oui, on les entend. On les entend, mais seulement lorsqu’il n’y a pas de son. Quand une émission est lancée, qu’un film est projeté avec sa bande sonore, on oublie totalement les ventilateurs, vraiment.

La télécommande

Une bizarrerie signée Hisense, la télécommande, qui est très longue. L’avantage est qu’elle regroupe tout un tas de raccourcis, notamment pour accéder à des services de SVoD (ce qui est un peu dommage si on n’est pas abonné à certains d’entre eux). Cette télécommande fonctionne à l’énergie solaire, mais en cas de non-utilisation trop longue, on peut la charger en USB-C grâce à un port sur la tranche inférieure. On y trouve aussi un microphone pour la commande vocale. Attention, on ne peut pas remplacer soi-même la batterie à l’intérieur. Sa portée : 8 mètres en infrarouge (avec un angle horizontal de 30 degrés et un angle vertical de 15 degrés à six mètres). Dans l’utilisation quotidienne, il n’y a pas grand-chose à dire, ça fonctionne tout à fait correctement.

La connectique

Côté connectique, on est gâté :

  • deux entrées HDMI 2.1 ;
  • une entrée HDMI 2.0 compatible eARC ;
  • un port USB 2.0 ;
  • un port USB 3.0 ;
  • une sortie audio optique S/PDIF ;
  • une sortie casque de 3,5 mm ;
  • un port Ethernet RJ45 ;
  • le Wi-Fi ;
  • le Bluetooth.
Hisense PT1

Par exemple, les deux ports HDMI 2.1 peuvent accueillir une console récente, un lecteur Blu-ray ou un ordinateur, jusqu’à 240 Hz. Mais pour jouer en 4K, il faudra malheureusement se contenter de 60 Hz. Là encore, ça pique un peu pour un vidéoprojecteur à ce prix (pour rappel, environ 1 700 euros). Bon point : la prise HDMI eARC, qui permet de transmettre le son vers une barre de son ou un amplificateur compatible. Par exemple, au hasard… le système son Hisense HT Saturn, que nous avons testé récemment sur Rotek ! Hisense précise que certains disques durs consommant plus d’un ampère peuvent ne pas fonctionner correctement et provoquer un redémarrage ou un blocage.

Les fonctionnalités qu’on trouve dans ce vidéoprojecteur laser à ultra courte focale

Le vidéoprojecteur propose un lecteur multimédia intégré afin de lire ses fichiers. Ce dernier prend en charge les fichiers vidéo AVI, MP4, MKV, FLV, WMV, MOV, 3GP, MPG, MPEG, VOB et OGM avec plusieurs codecs vidéo, dont le VP9, le MVC, le VC-1, le MPEG-2, le MPEG-4, le H.264 et le HEVC/H.265. Le PT1 peut également lire des fichiers audio WAV, AAC, MP3, MP2, FLAC, WMA, WMV et MP4, ainsi que des images JPEG, BMP, PNG et GIF.

VIDAA, le système d’exploitation derrière les vidéoprojecteurs Hisense

Pas d’Android TV ni de Fire TV sur le PT1, mais un système maison, VIDAA, plus précisément sa version U9. Une interface de téléviseur assez classique, avec des paramètres plutôt bien rangés et surtout l’accès à des applications qu’on connaît bien : services de SVoD, de streaming musical, quelques jeux, etc. C’est fluide, ça fonctionne bien. Mais je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas avoir un système Android TV : j’ai plus de mal à croire que VIDAA durera davantage dans le temps que le système de Google. Mais rien n’empêche de s’équiper d’un boîtier multimédia. Je regrette simplement les publicités présentes sur l’interface : sur un appareil haut de gamme, ce n’est jamais agréable.

La qualité audio des haut-parleurs de ce vidéoprojecteur Hisense

À l’intérieur de ce gros bijoux, quatre haut-parleurs pour une puissance totale de 46 W. Ce n’est pas énorme, mais ça reste suffisant dans la plupart des cas (pensez à vos voisins tout de même). Dans le détail, il s’agira de deux haut-parleurs frontaux de 15 W chacun, ainsi que de deux haut-parleurs orientés vers le haut de 8 W chacun. Une disposition bien pensée qui offre une scène sonore plus large qu’un simple système stéréo frontal. Ainsi, la question d’une barre de son supplémentaire se pose moins. Et une disposition bien pensée qui s’entend ! Le tout avec du Dolby Atmos et du DTS:X, s’il-vous-plaît.

Hisense PT1

Dans la pratique, c’est tout à fait correct. Les mediums sont bien là pour mettre en avant les voix et dialogues, même lorsqu’on pousse le volume vers le haut. Les aigus ne nous poussent pas non plus à arrêter la musique. Disons quand même que les basses manquent d’ambition, d’autant plus sur un appareil de cette taille (bien que le système de projection prenne beaucoup de place). Un manque de graves qui n’est pas énorme, mais suffisamment pour être bien frustrant.

Quelle qualité d’image pour le Hisense PT1 ?

Le PT1 peut afficher une image de 80 à 150 pouces, soit environ 203 à 381 cm de diagonale. Son ratio de projection de 0,2 permet d’obtenir une image de 100 pouces avec un recul très limité. Hisense indique les distances suivantes :

DiagonaleLargeur de l’imageHauteur de l’imageDistance indicative
80 pouces1 771 mm993 mm95 mm
100 pouces2 214 mm1 245 mm183 mm
120 pouces2 657 mm1 494 mm272 mm
150 pouces3 321 mm1 868 mm405 mm

C’est tout simplement immense, même si malheureusement pour avoir la taille la plus grande, il faut de la place, avec plus de 40 centimètres entre le mur (ou son écran de projection) et le vidéoprojecteur. Un critère à vraiment prendre en compte à l’achat. Mais dans la plupart des cas, le consommateur se contentera d’une taille entre 80 et 120 pouces.

Hisense PT1

Parlons technique : ce vidéoprojecteur Hisense utilise un moteur laser RVB triple couleur associé à une puce DLP, c’est ce qui se fait le plus. Le Hisense PT1 accepte les signaux vidéo jusqu’en 4K Ultra HD, soit 3 840 × 2 160 pixels (avec traitement DLP) ; c’est tout à fait correct et c’est ce qu’on attend d’un modèle de cette gamme. Cet appareil prend en charge les formats HDR10, HDR10+, HLG et Dolby Vision, à savoir les principaux standards utilisés par les services de streaming, les consoles de jeux et surtout les lecteurs Blu-ray Ultra HD.

Ajoutez-y un « moteur de traitement » baptisé AI Clarity, qui intervient à plusieurs niveaux :

  • mise à l’échelle des contenus Full HD ou de définition inférieure ;
  • réduction du bruit vidéo ;
  • amélioration de la netteté ;
  • adaptation du contraste selon le contenu ;
  • optimisation automatique de la luminosité ;
  • ajustement des couleurs selon les scènes.

Notez qu’on trouve évidemment un mode « Filmmaker » afin de conserver la cadence d’image, les couleurs et les paramètres de traitement voulus par le réalisateur. Un mode qui désactive ou réduit certains traitements qui peuvent donner un rendu trop artificiel, notamment l’interpolation d’images. Comme c’est le cas du système MEMC : pour les films, il est préférable de le régler à un niveau faible ou de le désactiver si vous n’appréciez pas l’effet de caméscope. Et pour les fans de 3D, il y a un mode 3D, la 3D active DLP-Link ; il faut des lunettes spéciales pour l’utiliser. Et attention, avec ce mode la luminosité baisse, il faudra donc privilégier une pièce sombre (astuce : fermez les volets sur vos fenêtres).

Hisense PT1

Mais qu’en est-il de la qualité d’image en elle-même ? Tout d’abord, c’est suffisamment lumineux, même de jour, et c’est appréciable. Sur sa fiche technique, le Hisense PT1 annonce une luminosité maximale de 2 500 lumens ANSI ainsi qu’un contraste de 3 000:1. Ce dernier se révèlle d’ailleurs très bon dans la pratique ; je n’ai jamais été frustré par des noirs trop grisâtres. Ensuite, le piqué est bon, on arrive toujours à lire les textes et les visages, sur toute la surface. La définition 4K se montre tout à fait confortable, même sur des tailles d’image aussi grandes. Quant aux couleurs, elles aussi sont au rendez-vous, surtout lorsque la pièce est sombre, évidemment, et surtout lorsqu’on regarde des contenus HDR. Néanmoins, j’ai été un peu frustré par les tons plus clairs, avec certaines parties de l’image presque « cramées ». Heureusement, il est tout de même possible de régler cela avec le réglage de la balance des blancs.

Fiche technique du Hisense PT1

CaractéristiqueHisense PT1
TypeVidéoprojecteur laser à ultra courte focale
TechnologieDLP, moteur laser triple RVB
Résolution annoncée4K Ultra HD, 3 840 × 2 160 pixels
Résolution de la puceDLP avec déplacement des pixels
Diagonale de projection80 à 150 pouces
Ratio de projection0,2
Luminosité annoncée2 500 lumens ANSI
Contraste annoncé3 000:1
Format d’image16:9
HDRHDR10, HDR10+, HLG, Dolby Vision
CertificationIMAX Enhanced
3DOui, DLP-Link, lunettes non fournies
UpscalingUltra HD, AI Clarity
Mode imageFilmmaker, Théâtre, Standard, Sport, Jeu, Vif, économie d’énergie
Input lag annoncéJusqu’à 30 ms selon la fiche technique
Puissance audio2 × 15 W + 2 × 8 W, soit 46 W
AudioDolby Atmos, DTS:X
Système d’exploitationVIDAA U9
Applications principalesNetflix, YouTube, Prime Video, Disney+, FIFA+
Partage de contenuAirPlay 2, DMP/DMR, partage d’écran
HDMI2 × HDMI 2.1, 1 × HDMI 2.0 avec eARC
USB1 × USB 2.0, 1 × USB 3.0
AudioS/PDIF optique, sortie casque 3,5 mm
Réseau filaireEthernet RJ45
Réseau sans filWi-Fi 2,4 et 5 GHz, compatibilité Wi-Fi avancée selon les versions
BluetoothOui
Capteur de luminositéOui
Consommation maximale200 W
Consommation en veille0,5 W
Dimensions521 × 282 × 119 mm
Poids7,2 kg

Faut-il acheter le Hisense PT1 ?

Quelle conclusion donner au Hisense PT1 ? C’est un très bon vidéoprojecteur laser à ultra courte focale : il peut tout à fait remplacer un téléviseur, surtout si vous souhaitez gagner en taille d’image (croyez-en mes parents). Il propose une image avec un très bon contraste, de jolies couleurs et une interface qui fonctionne assez bien. En bref, il a l’avantage de ne souffrir d’aucun gros défaut, aucun red flag. D’autant plus qu’avec sa focale ultra courte, c’est assez facile de le positionner : reste la question de l’écran.

C’est mieux si vous pouvez vous permettre d’installer une vraie toile, afin de profiter à fond de ce petit (mais imposant) bijou. À 1 700 euros, c’est aussi un investissement : soyez sûr que vous serez suffisamment patient pour fouiller dans les réglages afin de corriger les quelques erreurs de balance des blancs ou de colorimétrie qu’on peut constater si l’ont est tatillon.

Hisense PT1

75%
Excellent!
Design 80%
Fonctionnalités 70%
Qualité audio 70%
Qualité d'image 80%

Ce vidéoprojecteur laser à ultra courte focale est très efficace, tant sur l'image, que sur le son ou les fonctionnalités. Malheureusement, on ne peut s'empêcher de voir des défauts ci et là, mais rien qui ne soit insurmontable. En bref, cet Hisense PT1 est une valeur sûre.

Hisense PT1
Avantages
  • Une image immense
  • De la luminosité et du contraste
  • Le plein de formats audio/vidéo
Inconvénients
  • Correction trapézoïdale automatique
  • Basses qui ne prennent pas assez de place

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