La plateforme de vote de la primaire de la gauche sociale-démocrate a été visée par une cyberattaque vendredi 9 octobre, dès l’ouverture du scrutin à 8 heures. Selon la commission d’organisation, l’attaque a gêné la connexion de certains électeurs, mais n’a pas interrompu le vote et n’a pas compromis l’intégrité des suffrages enregistrés.
Une attaque DDoS qui a (presque) fait planter la plateforme de vote
L’attaque visait la plateforme E-Votez, utilisée pour organiser le scrutin en ligne. D’après la commission, elle consistait à générer un nombre maximal de connexions simultanées au moyen de bots : une attaque DDoS. Ce qui aurait ralenti l’accès à la plateforme et aux votes pour une partie des électeurs.

Cependant, la plateforme n’a pas été mise hors ligne : le vote a pu se poursuivre sans interruption depuis son ouverte, comme l’a affirmé l’organisation. Cette dernière ajoute que les votes déjà enregistrés n’ont pas été altérés.
La primaire de la gauche prend des mesures pour maintenir son scrutin
Dans son communiqué, la commission explique avoir activé des mesures destinées à maintenir le scrutin et à permettre aux électeurs de voter malgré les difficultés de connexion. Une ligne d’assistance est également restée mobilisée pour aider les personnes rencontrant des problèmes, comme elle le rappelle. Une commission qui qualifie l’incident de de « tentative de perturbation du processus démocratique ». Les partis impliqués dans la primaire prévoient de saisir la justice, selon les organisateurs. Évidemment, impossible de connaître à l’heure actuelle les coupables de cette attaque, ni mêmes d’identifier des suspects.
Pour le moment, le premier tour se déroule ces 9 et 10 octobre. 140 282 personnes se sont inscrites pour départager les cinq candidats en lice, à savoir Olivier Faure, Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Si aucun candidat n’obtient la majorité nécessaire, un second tour est prévu les 16 et 17 octobre.




