Les commandes personnalisées Claude Code transforment un prompt que vous tapez souvent en un raccourci invocable avec un simple slash. Elles se créent sous forme de fichiers markdown dans un dossier dédié, et depuis 2026, ce mécanisme a fusionné avec un système plus complet appelé « skills ».
Qu’est-ce qu’une commande personnalisée dans Claude Code ?
Une commande personnalisée est un fichier markdown dont le contenu devient le prompt envoyé à Claude Code quand vous tapez son nom précédé d’un slash. Le nom du fichier devient le nom de la commande : un fichier audit.md crée la commande /audit.
L’intérêt est double : gagner du temps sur les prompts répétitifs, et garantir que toute l’équipe suit le même processus pour une tâche donnée, comme un audit de dépendances ou une revue de code.
Comment créer une commande personnalisée avec .claude/commands/ ?
Pour créer une commande personnalisée, placez un fichier markdown dans le dossier .claude/commands/ à la racine de votre projet. Ces commandes sont partagées avec l’équipe via le contrôle de version, contrairement aux commandes personnelles placées dans ~/.claude/commands/, disponibles sur tous vos projets mais propres à vous seul.
Un exemple de commande d’audit de dépendances pourrait exécuter trois actions : lancer npm audit pour repérer les paquets vulnérables, lancer npm audit fix pour appliquer les correctifs, puis exécuter les tests pour vérifier que rien n’est cassé. Claude Code détecte automatiquement les nouveaux fichiers de commandes sans besoin de redémarrer la session.
Comment passer des arguments à une commande avec $ARGUMENTS ?
Le placeholder $ARGUMENTS capture tout ce que vous tapez après le nom de la commande et l’insère dans le prompt. Une commande write_tests.md contenant Écris des tests complets pour : $ARGUMENTS s’utilise ainsi avec /write_tests le fichier use-auth.ts dans le dossier hooks.
Pour des arguments positionnels distincts, $1 et $2 capturent respectivement le premier et le second mot passé à la commande, utile pour une commande du type Corrige le ticket #$1 avec la priorité $2.
Comment configurer une commande avec le frontmatter YAML ?
Le frontmatter YAML, placé entre deux lignes --- au début du fichier, permet de préciser une description, les outils autorisés, ou le modèle à utiliser pour cette commande précise. Une commande de correction orthographique n’a pas besoin du modèle le plus puissant, tandis qu’une commande de débogage complexe en bénéficiera davantage.
Un champ disable-model-invocation: true réserve le déclenchement de la commande à vous seul, ce qui est recommandé pour des actions à effet de bord comme /deploy ou /commit, que vous ne voulez pas voir Claude déclencher de sa propre initiative.
Pourquoi les commandes personnalisées ont-elles fusionné avec les skills ?
Depuis avril 2026, les commandes personnalisées et les skills créent toutes les deux un raccourci /nom-de-commande, mais les skills ajoutent une capacité que les simples fichiers de commandes n’avaient pas : le chargement à la demande de fichiers de référence, de scripts et de ressources annexes, sans pénaliser le contexte tant qu’ils ne sont pas utilisés. Le format historique .claude/commands/ reste qualifié de « legacy » par la documentation officielle, mais continue de fonctionner sans modification.
La différence principale tient à la structure : une commande classique est un simple fichier markdown, tandis qu’une skill est un dossier contenant un fichier SKILL.md obligatoire, accompagné au besoin de scripts ou de documents de référence.
Comment créer une skill avec SKILL.md ?
Pour créer une skill, placez un fichier SKILL.md dans un dossier sous .claude/skills/nom-de-la-skill/, avec un frontmatter contenant au minimum une description claire indiquant à Claude quand utiliser cette skill. Cette description est l’élément le plus important : c’est le seul contenu que Claude consulte avant de décider de charger le reste du fichier.
Le corps du fichier contient ensuite les instructions détaillées, chargées uniquement au moment où la skill est effectivement invoquée. Gardez le fichier sous 500 lignes et déplacez la documentation détaillée dans des fichiers annexes référencés depuis SKILL.md.
Faut-il utiliser .claude/commands/ ou .claude/skills/ aujourd’hui ?
Pour une commande courte et sans ressource annexe, un simple fichier dans .claude/commands/ reste suffisant et plus rapide à créer. Dès que la commande a besoin de documentation de référence, de scripts exécutables, ou que vous voulez que Claude la déclenche automatiquement selon le contexte plutôt que sur invocation explicite, la structure en dossier de .claude/skills/ devient plus adaptée.
Vos fichiers existants dans .claude/commands/ n’ont pas besoin d’être migrés dans l’immédiat : ils continuent de fonctionner normalement, et en cas de nom identique entre une commande et une skill, c’est la skill qui prend le dessus.
Pour la documentation complète sur la structure des skills, consultez la documentation officielle des skills Claude Code.
Questions fréquentes
Placez un fichier markdown dans le dossier .claude/commands/ de votre projet. Le nom du fichier devient le nom de la commande, invocable avec un slash, par exemple audit.md crée /audit.
Ce placeholder capture tout ce que vous tapez après le nom de la commande et l’insère dans le prompt envoyé à Claude, ce qui rend la commande réutilisable avec des entrées différentes.
Oui. Ce format est qualifié de legacy par la documentation officielle depuis la fusion avec les skills en avril 2026, mais les fichiers existants continuent de fonctionner sans modification.
Une commande est un simple fichier markdown, tandis qu’une skill est un dossier avec un fichier SKILL.md obligatoire, capable de charger des scripts et des documents de référence à la demande sans pénaliser le contexte.




