Depuis le début du mois de février, le streamer et ex-youtuber Antoine Daniel est accusé d’agressions sexuelles, notamment sur des femmes mineures. Les faits remonteraient à plusieurs années : pour le moment, les témoignages sont très flous. Au vu des accusations, l’intéressé s’est exprimé sur Instagram ce 7 février.
De quoi Antoine Daniel est-il accusé ?
Tout est parti du compte Instagram botanique.le.systeme, spécialisé dans les memes, notamment à propos d’Antoine Daniel (le nom est issu d’un personnage de l’univers du streamer). Ce février, la personne derrière ce compte dit avoir reçu le témoignage d’une de ses abonnées. Le compte a expliqué en story sur Instagram qu’Antoine Daniel « a été un agresseur quand il vivait à Toulouse et a agressé des filles/femmes de 14 à 20 ans. »

D’autres rumeurs expliquent qu’un appel à témoignages avait déjà été lancé en 2020. Les potentielles victimes auraient été harcelées pour être réduites au silence, l’action n’aurait pas eu de suite. Mais les premières rumeurs remonteraient beaucoup plus loin, à il y a 10 à 15 ans.
botanique.le.systeme ajoute que « pour éviter qu’elles ne parlent, il les a menacées de revenge porn » et qu’il aurait « proposé des compensations ». Quelques heures après cette première story Instagram, botanique.le.systeme a ajouté avoir reçu « d’autres messages parlant de témoignages », qui remonteraient à l’époque où il vivait en Île-de-France également. Le compte Instagram n’a pas souhaité partager les témoignages et l’identité des victimes. Une internaute du nom de Ga-Yi s’est exprimée sur X ce 6 février, accusant Antoine Daniel d’essayer « d’obtenir des nudes de mineurs via Facebook », notamment de sa poitrine. Sur Instagram, une autre internaute explique que le streamer aurait fait plusieurs victimes qui auraient souhaité porter plainte.

Selon elle, la police n’aurait pas pris une plainte dans un cas et dans l’autre, Antoine Daniel aurait fait chanter sa victime pour qu’elle ne parle pas. On compte aussi une accusation venant de l’illustratice Mae sur Instagram : elle a dit avoir eu « une relation [amicale] extrêmement limite » dans sa vingtaine, mais a précisé qu’« il m’a quasiment rien fait », si ce n’est « des demandes inappropriées ». Elle a ajouté avoir rencontré d’autres victimes (dont certaines sont mineures) : selon Mae, le nombre de victimes est « colossal » et le streamer aurait eu « des comportements déplacés en soirée ».
Mynthos, Horty… ses comparses streamers réagissent aux accusations
Sur Twitch, Antoine Daniel streame seul, mais souvent avec d’autres streamers, dont la Team du Lundi, composée de plusieurs streamers francophones. La plupart sont très au fait des violences sexistes et sexuelles et se posent en défenseurs des victimes. Ce 7 février, le streamer Mynthos a abordé le sujet des accusations à l’encontre de son ami Antoine Daniel. Attristé, il dit croire les victimes et attend d’avoir d’autres informations.
De son côté, la streameuse Horty a publié un court communiqué sur X : « ça me semble important de laisser d’abord les victimes s’exprimer, et j’ai besoin aussi de me remettre de tout ça. » Elle dit ne pas vouloir streamer tout de suite : « c’est un choc est c’est impossible pour moi de revenir direct et faire des blagues en faisant semblant qu’on passe à autre chose aussi vite. »
La réponse d’Antoine Daniel face aux accusations de violences sexuelles
C’est ce samedi 7 février en story Instagram que le streamer a répondu aux accusations, expliquant ne pas vouloir convaincre, mais « porter mon éclairage sur les suejts soulevés ». Il nie en bloc les accusations d’agressions sexuelles sur des filles de 14 à 20 ans lorsqu’il vivait à Toulouse, y compris les compensations proposées ou les menaces de revenge porn. Concernant ces premières allégations relayées par le compte de memes sur Instagram, Antoine Daniel nie tout.

Le streamer a avoué avoir demandé à une amie majeure avec laquelle il discutait en ligne une photo intime : « j’ai voulu être dans la drague mais en vérité j’ai été un énorme bouffon et j’y suis allé comme un bourrin en demandant une photo, en plein milieu de la conversation. » Il dit regretter son geste aujourd’hui : « j’ai été défaillant, honteux et craintif. » Quant à une demande de la photo de la poitrine d’une fille mineure à l’époque, Antoine Daniel ne nie pas l’avoir fait, mais explique avoir pu le faire : « je me demande si […] l’abruti fini que j’étais a pu faire des blagues graveleuses sur le sujet, qui auraient été interprétées comme une demande sérieuses. » Là aussi, il dit regretter ses actes : « si j’ai vraiment envoyé des messages pouvant laisser penser que je faisais cette requête premier degré, j’ai énormément honte de ne pas m’en souvenir, et je certifie que ce n’était pas mon intention. »

Cette série de six stories Instagram sous forme de long message écrit servent aussi de mea culpa plus général, comme l’explique Antoine Daniel : « je ne suis pas exempt de tout reproche, mais je m’éduque sur les problématiques sexistes et systémiques, j’essaye de m’améliorer et de changer, et j’estime que je continuerai d’apprendre toute ma vie. » Lui même a déjà relayé des affaires de violences sexistes et sexuelles chez les influenceurs à plusieurs reprises ces dernières années. Il nie toutefois avoir déjà pu outrepasser le consentement.
À cette date, aucune plainte n’aurait été déposée et aucune enquête officielle ne semble lancée à l’encontre d’Antoine Daniel. On ignore tout de l’identité des victimes et des dates auxquelles se seraient produits les faits relayés dans cet article. Le streamer reste présumé innoncent par rapport aux accusations qui lui ont été portées.




